Archives de Tag: Rock

[Chroniques en vrac] Dye Crap – Dye Crap / Colision – Lost Ghosts Vol.1 / Arno De Céa & The Clockwork Wizards – Rétro Futurisme Vol.2

L’été pointant le bout de son nez, on vous présente pour cette nouvelle fournée de chroniques trois sorties à l’atmosphère globalement nettement plus chaude que celles qu’on a évoquées ces derniers mois. La ligne éditoriale est pour sa part toujours aussi erratique, les trois disques n’ayant une fois de plus rien à voir les uns avec les autres, mais on peut vous assurer qu’on les aime tout pareil et qu’on a mis autant de coeur pour chacun afin de vous en dire quelques mots.

banchro

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[Chroniques en vrac] Unschooling – Random Acts Of Total Control / Intraveineuse – Chronicles Of An Inevitable Outcome / Denner – Semi Monde

Les semaines passent, les bonnes sorties s’accumulent, et nous, on essaie tant bien que mal de suivre la cadence. Voici donc ci-dessous quelques mots sur trois trouvailles originaires de l’Hexagone, témoins de la vitalité d’une scène capable, le temps de quelques très bons disques comme ceux que nous vous présentons ici, de tenir la dragée haute aux anglais, aux américains, ou aux australiens qui excellent habituellement dans les genres que nous allons aborder dans ce billet.

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[Brève] L’Etincelle d’Angers ne brillera plus

Au terme de quelques mois très compliqués pour le lieu autogéré angevin — qui a dû affronter des attaques multiples venues de l’extrême-droite locale hélas très active, et composer avec une municipalité complaisante de plus en plus hostile à ce projet libertaire, allant même jusqu’à purement et simplement les foutre à la porte d’ici juillet prochain sans relogement — la nouvelle vient de tomber : l’équipe qui fait vivre le petit pavillon périphérique (depuis son déménagement du centre-ville en 2018), jette l’éponge et renonce à raviver l’Etincelle dans un nouveau foyer. Bien que les collectifs y oeuvrant continuent leurs activités politiques, syndicales, culturelles etc. d’une manière ou d’une autre, c’est une sacrée page qui se tourne, et on mesure la perte que représente la fermeture de cet espace pour le microcosme anarchiste d’Angers. En tant que lointain voisin n’ayant franchi les 150km nous en séparant qu’une simple poignée de fois, on garde des super souvenirs de soirées concerts dans cet endroit hyper chaleureux, accueillant, inclusif. Dans l’enfilade sombre qui servait d’écrin à l’Etincelle depuis 1997, déjà. Puis pour les Donnez Moi Du Fest plus récents, dans la chambre de la maisonette pour les concerts, ou bien autour de la piscine et de la table de ping-pong du jardin, qu’on espérait retrouver une fois que toute cette merde serait finie. Comme on y allait souvent pour voir les mêmes groupes issus de la scène punx actuelle dont on vous rebat les oreilles en boucle, on n’a fait que deux reports de soirées passées là-bas (lisibles ici et ). On espère que ça donnera une idée de la chouette ambiance qui y régnait, et on garde de notre côté encore plus de bons moments en mémoire (on vous les fera sans doute partager prochainement au cours d’un numéro de Glitch). On souhaite toute la réussite possible à celles et ceux qui faisaient vivre l’Etincelle, en espérant les retrouver ici ou là, et on vous laisse prendre connaissance du communiqué de l’équipe en cliquant ici.

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[Chroniques en vrac] Worst Doubt- Extinction / Tromblon – Je Me Fiche D’être Français / GRMLN – Dark Music In The Sun

Les groupes n’ont actuellement pas beaucoup de moyens de rencontrer leur public, par la force des choses. Sortir des disques reste ainsi un des seuls moyens pour eux de conserver un lien avec celles et ceux qui les écoutent. Le rythme des parutions ne décroit donc pas, et, seulement deux semaines après avoir réussi à nous secouer la couenne pour remettre en route ce webzine avec trois chroniques, on ne pensait pas avoir à remettre le couvert pour une nouvelle salve aussi vite (car oui, quinze jours, c’est une microseconde à notre échelle de grosse larve). Les trois sorties récentes qu’on vous présente ci-dessous et qui nous ont particulièrement ramoné les cages à miel (comme on dit nous les hardos) nous y ont pourtant contraint.

banchro

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[Chroniques en vrac] Turquoise – Hantise / Slope – Street Heat / Timelost – Gushing Interest

Piégé dans la molesse de l’époque, englué dans une oisiveté paradoxale compte-tenu du temps libre dégagé par une absence de vie sociale nécessaire à la protection des autres et de soi-même, ça faisait un moment qu’on ne s’était plus connecté à ce blog. Force est de constater aussi que peu de sorties nous ont, depuis notre dernière salve de chroniques, suffisamment tapé dans l’oreille pour nous donner envie d’écrire dessus. Trois disques très chouettes parus au cours du mois dernier nous ont cependant poussé à retrouver le mot de passe de la boutique, on vous les présente donc pas plus tard que maintenant dans ce billet.

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[Brève] Le label Et Mon Cul C’est Du Tofu? met la clé sous la porte

Ca commence à faire beaucoup. Après Straight & Alert, après Deadlight, le label initialement parisien délocalisé en Bretagne Et Mon Cul C’est Du Tofu? vient d’annoncer la fin de ses activités, précipitée par la lassitude, les déboires de la musique sous format physique et certains comportements ayant cours dans la scène, qu’on devine notamment — vu les prises de position du label — du côté du manque de parité et de visibilité donnée aux femmes (on vous a mis le communiqué intégral de Mon Cul ci-dessous en pas très lisible, mais un simple clic sur l’image vous garantira une lecture optimale). Après plus de dix ans à charbonner sans relâche, c’est donc un des fers de lance du DIY, de la scène politisée, militant pour la musique accessibles à toustes, qui tire sa révérence. Parmi les nombreuses sorties du label, à l’éclectisme marqué, on retiendra pour notre part Les Louise Mitchels (le premier vinyle qu’on a acheté c’est Es Hat Uns Spass Gemacht, y’avait plein de trucs marrants dans la pochette comme des photos de Jean-Marie Le Pen, c’est pas hyper-marrant dit comme ça mais on avait trouvé ça marrant en tombant là-dessus par surprise), Marylin Rambo, Litovsk, ou plus récemment Presque Maudit, dont le dernier album est une énorme dose. Pour tout ça, merci Mon Cul et RIP In Peace.


[Récit de concert] 05/03/2020 : Wizard @ Cluricaume

Censé être le premier concert d’une belle saison mars/avril marquée notamment par les passages d’Alber Jupiter et de Howard, la visite des bordelais risque finalement d’être la dernière effusion sonore du Cluricaume d’ici la rentrée de septembre. On ne vous fait pas un dessin, vous en connaissez la raison. Avec toujours autant de retard, on essaie de ne pas chambouler nos habitudes durant le confinement, voici donc le probable dernier live report de la saison 2019-2020 des cafés-concerts pictaviens.

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[Récit de concert] 29/02/2020 : Stuffed Foxes + Wet DyeDream @ Zinc

Après avoir été contraints par divers conflits d’agenda à rater les dernières orgas du collectif 1000 Manières De Pourrir (qui s’associe désormais avec Deux Pieds Deux Dents), nous étions ravis de pouvoir assister à celle-ci, qui tranchait en plus assez nettement avec l’orientation habituellement très punk/hardcore/emo de ses affiches. Malheureusement, malgré le caractère plus « accessible » de cette programmation, le public ne sera pas spécialement au rendez-vous (une vingtaine de personnes pour chaque set). C’est déjà préjudiciable en temps normal (surtout pour les groupes), ça l’est doublement lorsque 1000 Manières De Pourrir organise, puisque le prix libre demandé ne leur permettra pas, pour cette fois, d’en reverser une partie à l’association Min’De Rien, qui vient en aide aux mineurs isolés sur Poitiers.

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[Brève] Le Hellfest dévoile sa programmation pour l’édition 2020

Retour en grâce des années 90, avez-vous dit? Avec l’annonce de sa programmation 2020 tombée ce 26 novembre à l’occasion d’un concert privé de Sepultura (eux-mêmes tête d’affiche de l’Altar pour le samedi), le Hellfest semble largement confirmer la tendance. Il n’y a qu’à jeter un coup d’oeil au trois têtes d’affiche : Deftones, Faith No More et (enfin, après des années de réclamation) System Of A Down. Trois groupes qui restent étroitement liées aux nineties, dans des registres différents, dont la présence marque la réhabilitation de cette décennie. En creusant un peu la prog’ des Mainstages, force est d’ailleurs de remarquer que plus spécifiquement, c’est la remise sur le devant de la scène du neo-metal, entreprise depuis quelques éditions maintenant, que le Hellfest nous propose en invitant Korn, Maximum The Hormone ou Incubus. Abaissant quelque peu la moyenne d’âge des têtes d’affiche habituelles dont on retrouve encore quelques représentants (Judas Priest, Deep Purple), ces groupes viennent aussi diversifier les genres musicaux habituellement proposés sur les grandes scènes (principalement heavy ou rock FM), qui nous attirent un peu plus cette année, avec Infectious Grooves, Franck Carter & The Rattlesnakes, ou encore L7. De quoi combler un peu notre frustration sur la Warzone, où seule la journée hardcore metal du vendredi (avec Higher Power, Jesus Piece, Youth Of Today, Suicidal Tendencies et Body Count), nous tapera dans l’oeil, comparée aux deux autre jours proposant du bon mais déjà-vu (Frustration, Toy Dolls) ou bien des styles nous intéressant moins (notamment beaucoup de metalcore le dimanche). La Valley, récupérant de plus en plus les-groupes-qu’on-pouvait-plus-caser-ailleurs (Point Mort, Lysistrata, Life Of Agony, qu’on aurait davantage vus sur la Warzone, et Perturbator, 3Teeth ou Killing Joke), perd un peu son identité stoner/doom mais propose tout de même les affiches qui nous attirent le plus. Il y a, malgré les absences décevantes de Russian Circles et Torche, pas mal de post-rock/post-metal/prog (Mono, OM, Inter Arma, Baroness, Elder, Pelican, et surtout le retour d’Envy), et quelques pontes du rock cannabinoïde (Electric Wizard, High On Fire, John Garcia, ASG, Greenleaf ou Ecstatic Vision). Là où le Hellfest a semble-t-il raté le coche, c’est en faisant venir Hangman’s Chair et Regarde Les Hommes Tomber le même jour sur deux scènes différentes (Valley et Altar), sans leur faire jouer le set commun présenté lors de la Major Arcana de Fortifem, alors que le Roadburn a déjà fait voler en éclat le caractère « one-shot » de cette collaboration plus que réussie. D’autant que RLHT sera un des seuls groupes avec Alcest et The Great Old Ones à retenir notre attention dans le Temple, pour une édition boudant quelque peu le post-black (ce qui devrait ravir les puristes). Bien qu’elle aussi snobe un genre qui nous sauce beaucoup (le doom-death, avec l’absence de Vastum, Mortiferum ou Gatecreeper), c’est de façon un peu surprenante l’Altar, qu’on fuit habituellement, qui nous proposera des formations auxquelles on prêtera une oreille attentive (notre dose bisanuelle d’Obituary bien sûr, mais aussi Sacred Reich, Meshuggah, Entombed AD, Dying Fetus et Misery Index). 

Voilà pour ce petit tour d’horizon à chaud, on se retrouve lors de l’annonce du running-order pour voir quels choix cornéliens nous aurons à trancher afin de confectionner notre petit programme, mais aussi pour évoquer les groupes qu’on aurait oublié de mentionner ici car on ne les connait pas encore…


[Récit de concert] 02/11/2019 : Stone From The Sky @ Cluricaume + John Makay @ Relax

Cela faisait un petit moment qu’on avait déserté la Place du Marché et ses cafés-concerts, soit par manque de temps, soit par manque d’intérêt pour des programmations pourtant encore bien fournies. On en retrouvait le chemin en ce début novembre à l’occasion d’une double date où, c’est assez rare pour être souligné, le Relax et le Cluricaume alignaient  leurs horaires pour nous permettre de ne rien rater, ou presque, des deux groupes qui nous intéressaient.

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