Archives de Tag: Hardcore

[Chroniques en vrac] Dye Crap – Dye Crap / Colision – Lost Ghosts Vol.1 / Arno De Céa & The Clockwork Wizards – Rétro Futurisme Vol.2

L’été pointant le bout de son nez, on vous présente pour cette nouvelle fournée de chroniques trois sorties à l’atmosphère globalement nettement plus chaude que celles qu’on a évoquées ces derniers mois. La ligne éditoriale est pour sa part toujours aussi erratique, les trois disques n’ayant une fois de plus rien à voir les uns avec les autres, mais on peut vous assurer qu’on les aime tout pareil et qu’on a mis autant de coeur pour chacun afin de vous en dire quelques mots.

banchro

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[Brève] L’Etincelle d’Angers ne brillera plus

Au terme de quelques mois très compliqués pour le lieu autogéré angevin — qui a dû affronter des attaques multiples venues de l’extrême-droite locale hélas très active, et composer avec une municipalité complaisante de plus en plus hostile à ce projet libertaire, allant même jusqu’à purement et simplement les foutre à la porte d’ici juillet prochain sans relogement — la nouvelle vient de tomber : l’équipe qui fait vivre le petit pavillon périphérique (depuis son déménagement du centre-ville en 2018), jette l’éponge et renonce à raviver l’Etincelle dans un nouveau foyer. Bien que les collectifs y oeuvrant continuent leurs activités politiques, syndicales, culturelles etc. d’une manière ou d’une autre, c’est une sacrée page qui se tourne, et on mesure la perte que représente la fermeture de cet espace pour le microcosme anarchiste d’Angers. En tant que lointain voisin n’ayant franchi les 150km nous en séparant qu’une simple poignée de fois, on garde des super souvenirs de soirées concerts dans cet endroit hyper chaleureux, accueillant, inclusif. Dans l’enfilade sombre qui servait d’écrin à l’Etincelle depuis 1997, déjà. Puis pour les Donnez Moi Du Fest plus récents, dans la chambre de la maisonette pour les concerts, ou bien autour de la piscine et de la table de ping-pong du jardin, qu’on espérait retrouver une fois que toute cette merde serait finie. Comme on y allait souvent pour voir les mêmes groupes issus de la scène punx actuelle dont on vous rebat les oreilles en boucle, on n’a fait que deux reports de soirées passées là-bas (lisibles ici et ). On espère que ça donnera une idée de la chouette ambiance qui y régnait, et on garde de notre côté encore plus de bons moments en mémoire (on vous les fera sans doute partager prochainement au cours d’un numéro de Glitch). On souhaite toute la réussite possible à celles et ceux qui faisaient vivre l’Etincelle, en espérant les retrouver ici ou là, et on vous laisse prendre connaissance du communiqué de l’équipe en cliquant ici.

etincelle


[Chroniques en vrac] Worst Doubt- Extinction / Tromblon – Je Me Fiche D’être Français / GRMLN – Dark Music In The Sun

Les groupes n’ont actuellement pas beaucoup de moyens de rencontrer leur public, par la force des choses. Sortir des disques reste ainsi un des seuls moyens pour eux de conserver un lien avec celles et ceux qui les écoutent. Le rythme des parutions ne décroit donc pas, et, seulement deux semaines après avoir réussi à nous secouer la couenne pour remettre en route ce webzine avec trois chroniques, on ne pensait pas avoir à remettre le couvert pour une nouvelle salve aussi vite (car oui, quinze jours, c’est une microseconde à notre échelle de grosse larve). Les trois sorties récentes qu’on vous présente ci-dessous et qui nous ont particulièrement ramoné les cages à miel (comme on dit nous les hardos) nous y ont pourtant contraint.

banchro

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[Chroniques en vrac] Turquoise – Hantise / Slope – Street Heat / Timelost – Gushing Interest

Piégé dans la molesse de l’époque, englué dans une oisiveté paradoxale compte-tenu du temps libre dégagé par une absence de vie sociale nécessaire à la protection des autres et de soi-même, ça faisait un moment qu’on ne s’était plus connecté à ce blog. Force est de constater aussi que peu de sorties nous ont, depuis notre dernière salve de chroniques, suffisamment tapé dans l’oreille pour nous donner envie d’écrire dessus. Trois disques très chouettes parus au cours du mois dernier nous ont cependant poussé à retrouver le mot de passe de la boutique, on vous les présente donc pas plus tard que maintenant dans ce billet.

ban chro

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[Chroniques en vrac] The Phantom Carriage – 7-Year Epilogue / Metrö – Coup D’envoi EP / Montagne – Black Waterfall / Blklstrs – Fantastic Man

De la même façon qu’on ne pensait pas voir autant de disques paraître étant donné les circonstances sanitaires actuelles et tout ce que cela implique du côté de « l’industrie musicale », on n’était pas parti — dans le contexte de la rentrée qui a tendance à grignoter sur le temps libre — pour chroniquer des disques. Mais puisqu’une fois de plus on en a quand même trouvé, au nombre de quatre, pour vraiment nous accrocher, on n’a finalement pas eu trop de mal à rapidement coucher quelques lignes afin d’en parler un petit peu et, qui sait, leur donner à notre modeste échelle un peu de visibilité bienvenue en ces temps troublés.

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[Brève] Le label Et Mon Cul C’est Du Tofu? met la clé sous la porte

Ca commence à faire beaucoup. Après Straight & Alert, après Deadlight, le label initialement parisien délocalisé en Bretagne Et Mon Cul C’est Du Tofu? vient d’annoncer la fin de ses activités, précipitée par la lassitude, les déboires de la musique sous format physique et certains comportements ayant cours dans la scène, qu’on devine notamment — vu les prises de position du label — du côté du manque de parité et de visibilité donnée aux femmes (on vous a mis le communiqué intégral de Mon Cul ci-dessous en pas très lisible, mais un simple clic sur l’image vous garantira une lecture optimale). Après plus de dix ans à charbonner sans relâche, c’est donc un des fers de lance du DIY, de la scène politisée, militant pour la musique accessibles à toustes, qui tire sa révérence. Parmi les nombreuses sorties du label, à l’éclectisme marqué, on retiendra pour notre part Les Louise Mitchels (le premier vinyle qu’on a acheté c’est Es Hat Uns Spass Gemacht, y’avait plein de trucs marrants dans la pochette comme des photos de Jean-Marie Le Pen, c’est pas hyper-marrant dit comme ça mais on avait trouvé ça marrant en tombant là-dessus par surprise), Marylin Rambo, Litovsk, ou plus récemment Presque Maudit, dont le dernier album est une énorme dose. Pour tout ça, merci Mon Cul et RIP In Peace.


[Chroniques en vrac] Litige – En Eaux Troubles / Pilori – A Nos Morts / Police Control – s/t EP

Ca fait plus de neuf semaines maintenant que le monde, à l’exception de certains secteurs réellement ou dits essentiels, s’est un peu figé. Pour autant, pas mal de groupes ont eu la bonne idée d’aller s’enfermer en studio quelques mois auparavant et sont aujourd’hui en mesure de nous livrer les fruits de ces sessions. C’est parti pour notre troisième vague des disques du confinement, qui ne concerne, c’est assez rare pour être souligné, que des groupes à chant français.

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[Récit de concert] 11/01/2020 : Henchman @ Zinc

Pour cette nouvelle année 2020, c’est le délicieux Super Treble qui régalait en premier, et nous conviait au Zinc à venir faire passer, à l’aide d’un peu de hardcore/post-hardcore, les dernière séquelles de Fêtes de fin d’année marquées par les excès de lipides et d’analyses socio-politiques à la rigueur factuelle approximative. Une pilule digestive que beaucoup semblaient réclamer, puisque ça faisait longtemps qu’on avait pas vu la cave voutée aussi remplie — et ce dès la première partie, Tituba, sur laquelle on ne reviendra pas, eu égards aux liens de sang qui nous unissent à ce trio noise-rock, et compliquent la volonté d’objectivité guidant le travail de notre rédaction.

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[Brève] Le Hellfest dévoile sa programmation pour l’édition 2020

Retour en grâce des années 90, avez-vous dit? Avec l’annonce de sa programmation 2020 tombée ce 26 novembre à l’occasion d’un concert privé de Sepultura (eux-mêmes tête d’affiche de l’Altar pour le samedi), le Hellfest semble largement confirmer la tendance. Il n’y a qu’à jeter un coup d’oeil au trois têtes d’affiche : Deftones, Faith No More et (enfin, après des années de réclamation) System Of A Down. Trois groupes qui restent étroitement liées aux nineties, dans des registres différents, dont la présence marque la réhabilitation de cette décennie. En creusant un peu la prog’ des Mainstages, force est d’ailleurs de remarquer que plus spécifiquement, c’est la remise sur le devant de la scène du neo-metal, entreprise depuis quelques éditions maintenant, que le Hellfest nous propose en invitant Korn, Maximum The Hormone ou Incubus. Abaissant quelque peu la moyenne d’âge des têtes d’affiche habituelles dont on retrouve encore quelques représentants (Judas Priest, Deep Purple), ces groupes viennent aussi diversifier les genres musicaux habituellement proposés sur les grandes scènes (principalement heavy ou rock FM), qui nous attirent un peu plus cette année, avec Infectious Grooves, Franck Carter & The Rattlesnakes, ou encore L7. De quoi combler un peu notre frustration sur la Warzone, où seule la journée hardcore metal du vendredi (avec Higher Power, Jesus Piece, Youth Of Today, Suicidal Tendencies et Body Count), nous tapera dans l’oeil, comparée aux deux autre jours proposant du bon mais déjà-vu (Frustration, Toy Dolls) ou bien des styles nous intéressant moins (notamment beaucoup de metalcore le dimanche). La Valley, récupérant de plus en plus les-groupes-qu’on-pouvait-plus-caser-ailleurs (Point Mort, Lysistrata, Life Of Agony, qu’on aurait davantage vus sur la Warzone, et Perturbator, 3Teeth ou Killing Joke), perd un peu son identité stoner/doom mais propose tout de même les affiches qui nous attirent le plus. Il y a, malgré les absences décevantes de Russian Circles et Torche, pas mal de post-rock/post-metal/prog (Mono, OM, Inter Arma, Baroness, Elder, Pelican, et surtout le retour d’Envy), et quelques pontes du rock cannabinoïde (Electric Wizard, High On Fire, John Garcia, ASG, Greenleaf ou Ecstatic Vision). Là où le Hellfest a semble-t-il raté le coche, c’est en faisant venir Hangman’s Chair et Regarde Les Hommes Tomber le même jour sur deux scènes différentes (Valley et Altar), sans leur faire jouer le set commun présenté lors de la Major Arcana de Fortifem, alors que le Roadburn a déjà fait voler en éclat le caractère « one-shot » de cette collaboration plus que réussie. D’autant que RLHT sera un des seuls groupes avec Alcest et The Great Old Ones à retenir notre attention dans le Temple, pour une édition boudant quelque peu le post-black (ce qui devrait ravir les puristes). Bien qu’elle aussi snobe un genre qui nous sauce beaucoup (le doom-death, avec l’absence de Vastum, Mortiferum ou Gatecreeper), c’est de façon un peu surprenante l’Altar, qu’on fuit habituellement, qui nous proposera des formations auxquelles on prêtera une oreille attentive (notre dose bisanuelle d’Obituary bien sûr, mais aussi Sacred Reich, Meshuggah, Entombed AD, Dying Fetus et Misery Index). 

Voilà pour ce petit tour d’horizon à chaud, on se retrouve lors de l’annonce du running-order pour voir quels choix cornéliens nous aurons à trancher afin de confectionner notre petit programme, mais aussi pour évoquer les groupes qu’on aurait oublié de mentionner ici car on ne les connait pas encore…


[Récit de concert] 16/11/2019 : Harm Done + Syndrome 81 + Worst Doubt + Insecurity @ La Scène Michelet

Cinq heures de route aller-retour, quatre sur place : c’était le programme de notre première visite express à la Scène Michelet, et plus généralement à Nantes. On n’aura donc pas vraiment eu le temps de faire du tourisme. Si l’après-midi, à l’occasion de l’anniversaire du mouvement Gilets Jaunes, y voyait quelques vitrines se faire étoiler au piolet, celle qui fut, parmi d’autres, la capitale historique du Duché de Bretagne, se préparait en soirée à subir un martèlement nourri autrement plus brutal. Quelques mois après la cessation des activités de Straight & Alert, c’était au tour du groupe mené par son taulier, Harm Done, de déposer les armes. Un seppuku en deux parties, une première nantaise précédant le final parisien (les deux sont complets), que les nantais souhaiteront partager avec un maximum de leurs potes, qui se trouvent par un heureux hasard composer des groupes figurant parmi les meilleurs du hardcore et du punx français. Coup de bol.

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