[Récit de concert] 01/09/2017 : Red Gloves @ Zinc

Débutant comme la précédente s’était achevée, c’est à l’asso 1000 Manières de Pourrir que revient l’honneur d’entamer cette nouvelle saison (bien que le Relax ne chôme pas non plus et réalise une belle affluence en invitant les basketteurs (?) tourangeaux de Grauss Boutique). Rentrée oblige, on a un peu raté le réveil et du même coup le set des locaux d’Intempérie. C’est donc pour le show des têtes d’affiche qu’on s’installe dans une cave bien clairsemée, malgré une entrée à prix libre.

  • Red Gloves : Nichée au coeur d’une faille spatio-temporelle la reliant directement aux USA des années 90, la ville de Besançon nous offre avec ce quatuor parmi lequel on retrouve notamment deux Irradiates (dont on a déjà parlé ici) un nouvel orfèvre en matière de mélodie. Si leurs concitoyens de Cab Driver Stories vont plutôt taper dans l’emo et le rock autoroutier de Foo Fighters et Texas Is The Reason, Red Gloves, sans toutefois trop s’écarter de ces références, donne plutôt dans le punk-rock aux relents indie. Peu avares en mélodies, donc, les bisontins ne sont pas vraiment adeptes de la formule à trois riffs balancés en boucle à toute berzingue. Les deux guitares se complètent donc en empilant les riffs et les leads mélancoliques sur les mid-tempos puissants de la batterie. Le combo nous fait cependant un peu peur sur les premiers titres, « Story .5 », « Dramarama » ou « Useful Illusions » (tous extraits de leur LP Night Gap, il n’y aura que « Lucky You » pour représenter leur sorties antérieures) : assez peu en place, on note de sacrées variations de tempo du côté des fûts, et les parties vocales sont clairement poussives. Il faut dire que la cave loin d’être pleine peine à motiver le combo, et donnera au batteur l’occasion d’ironiser : « c’est cool d’être aussi nombreux pour un lundi soir! » (on était vendredi…). Les automatismes reprendront cependant le dessus dans la deuxième partie de set, où on retrouvera « Drown Me A Second », « Push Comes To Shove » ou « Sideways », et permettront d’apprécier un peu mieux ce punk-rock au spleen palpable, réunissant le punch de Rocket From The Crypt et la sensibilité de Jawbreaker. Red Gloves confirme donc malgré quelques petits flottements en début de show la bonne santé de la scène bisontine, qui continue à cultiver l’héritage de Second Rate en plaçant la mélodie au coeur de leurs compositions puisant allègrement dans la scène punk/rock/emo américaine des nineties.

Red Gloves (CC0)

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :