[Récit de concert] 10/02/2017 : Les Princes du Rock @ Relax

La connexion Relax-Tours fonctionne toujours à plein. Moins d’une semaine avant d’accueillir une nouvelle fois Francky Goes To Pointe-à-Pitre, leurs palmiers et leurs chemises à fleurs dans un bar bien rempli, leur compatriotes seront invités au même endroit, avec malheureusement moins de monde en support, à venir faire étalage du savoir-faire indroligérien en matière de rock option bamboule. Après un rendez-vous manqué lors de la deuxième et mémorable édition de Tours de Fête, il était temps de voir enfin si le titre de noblesse était ou non usurpé.

affiche-lpdr

  • Les Princes du Rock : Témoins de la consanguinité de la scène locale et de la capacité de ses membres à se jouer des différentes chapelles, on retrouve ici du Daily Mind Distortion et du The Psychologist & His Medicine Band. Et même si ces derniers ne sont pas si éloignés du groupe du soir, on monte ici de quelques crans en terme de réverb’ et de psychédélisme. Pour tout avouer, leurs envolées acides avaient eu tendance à me laisser sur le bord de la montée sur La Tendresse, long EP ou petit LP sorti il y a un an et poussant plus loin que sur We Are Elephant les digressions stupéfiantes de leur garage hallucinogène. Pourtant, c’était passer à côté de la capacité intacte du quatuor à sortir des refrains hymnesques de la trempe de celui de « Don’t Worry », lui-même heureusement bien en place dans la setlist, comme c’est le cas dans « In The Yard » ou « Frozen Ghost ». Des lignes de voix imparables plus évidentes en live, au contraire de la variété d’intensité développée par les morceaux (et c’est heureux). Avec toujours une tonne de réverb’ (qui rend carrément incompréhensibles les interventions entre les morceaux ou pendant la panne de gratte) et des effets omniprésents (la guitare pendouillant nonchalamment au cou du chanteur ne sera qu’un prétexte pour utiliser les pédales créant un bruit de fond éclaté), l’énergie des riffs et la frappe du batteur prennent finalement le pas pour gommer les registres inégaux — surf, bluesy, space rock, et j’en passe — dans lesquels finit par verser le garage psyché des Princes du Rock. Soucieux du détail, les tourangeaux accompagnent leurs trips bien planants fusionnant le garage des antipodes de Los Tones et The Living Eyes à l’acid rock vintage de Hawkwind de projections calquées sur les structures des morceaux, aux motifs colorés, et aux filtres lysergiques. Pour parachever ce tableau très « ecstatique », on comptera même un teufeur aussi chargé que lourdingue au premier rang. Mais ça c’était beaucoup moins sympa (surtout pour les quelques meufs présentes).
Les Princes du Rock (CC0)

Les Princes du Rock (CC0)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :