[Récit de concert] 09/11/2016 : Mos Generator @ Cluricaume

Le collectif Crypte enchaine les dates cet automne, avec cette heureuse et nouvelle tendance à capter des groupes américains en tournée européenne pour les faire jouer au Cluricaume, qui plus est en entrée gratuite. Succédant à Valley Of The Sun et Dot Legacy il y a à peine un mois (on vous en parlait ici), un public quelque peu moindre mais tout de même appréciable pour un soir frisquet de semaine, en tout cas apte à ravir ce trio de Seattle lancé dans un mois de concerts non-stop et arrivant tout droit de Bruxelles, s’était donné rendez-vous au pub irlandais de la Place du Marché.

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  • Mos Generator : Pas de première partie ce soir, et les américains entament directement un set qui nous mènera une heure et demi plus loin. Malgré les circonstances plutôt exceptionnelles du jour d’un point de vue électoral/historique/géopolitique/médiatique/cataclysmique (rayez la ou les mentions inutiles au besoin), le groupe et en particulier son leader à la guitare et au chant semblent bien décidés à passer un peu de bon temps. On peut aussi ajouter que les différentes et très sérieuses études sociologiques de type BFMTV dressant le portrait de l’électorat républicain cadraient pas mal avec la paire de rednecks chevelus en marcel et chemise en flanelle se tenant à l’avant de la scène, le leader — encore lui — cultivant une ressemblance assez troublante avec Donal Logue et arborant à même la peau une partie de sa discothèque (le premier Sabbath, le premier King Crimson et Killers de Maiden). Bref, comme on n’est pas premiers sur l’info ici, on s’en fout un peu. D’autant que les bras du frontman ne nous seront pas vraiment utiles pour situer le heavy-rock qui nous sera asséné tout au long du set au travers d’un véritable voyage parmi la discographie imposante du groupe qui compte tout de même plus de quinze ans au compteur. Malgré des résurgences sludge, voire doom et même une embardée carrément hardcore quand deux morceaux du vieux groupe typé Negative Approach du leader seront joués en plein pendant le set, on aura bien affaire à du vrai gros stoner de camionneur, avec des riffs gras comme de l’huile de moteur agrémentés de lignes de basse travaillées et surtout d’une voix rauque soigneusement chauffée à coups de Jägermeister. Se démarquant du reste de la scène et de ses acolytes les plus proches comme Wo Fat ou Greenleaf, Mos Generator puise son originalité dans la teinte boogie-rock donnée à des morceaux comme « Silver Olympus » ou les riffs dignes d’AC/DC d’ « Easy Evil », et également « Shadow Lands », un titre inédit dans la veine heavy-blues ternaire qu’on lui connait. Les titres les plus emblématiques du groupe — « Lonely One Kenobi » en deuxième, « On The Eve », « Breaker » — bien répartis dans le set maintiendront le public dans le bain jusqu’au bout, puisqu’il reprendra même à pleine voix le pont de basse de « This Is The Gift Of Nature », avant un ultime rappel et une ultime rasade de Jäger.
Mos Generator (crédits : CC-BY-NC-SA par LoloStudioFoto)

Mos Generator (crédits : CC-BY-NC-SA par LoloStudioFoto)

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