[Récit de concert] 10/02/2016 : Pyjamarama @ Relax

Joli mois de février pour le Relax! Après avoir en début de mois fait revenir Francky Goes To Pointe-à-Pitre, alors que le trio avait déjà déraciné les cocotiers tandis que des litres de rhum coulaient à flots en mai dernier en compagnie d’Ultra Zook, le bar enrichissait sa prog’ avec la venue d’un autre supergroupe réunissant lui aussi quelques pontes de la scène noise/rock hexagonale. Une jolie parenthèse intimiste un mercredi de semaine, annonçant une fin de mois pop au Relax, avec une soirée organisée par Loge Noire et le retour de Funken accompagné d’un de ses projets parallèles. En attendant tout ça, Cheval Scintillantes, un projet solo expérimental de boucles de violoncelle, se payait un day-off à Poitiers et ouvrait pour Pyjamarama devant une assistance éparse dont je ne faisais pas partie.

pyjamarama affiche

  • Pyjamarama : On passe donc directement à la suite, et la suite, c’est ce quatuor venu de l’ouest. Enfin du nord. Disons du nord-ouest : d’une diagonale reliant Nantes et Rouen. Et si la géographie explique difficilement comment le groupe a pu se créer, le CV des membres qui le composent est un peu plus parlant : un batteur issu de Seal Of Quality, Room 204 et The World, un guitariste qu’on retrouve dans Papaye, une claviériste officiant dans Vagina Town et enfin un bassiste qui joue dans les Agamemnonz. Soit un joli panel de groupes squattant les affiches de la scène indé hexagonale. Mais aussi et surtout un pur produit de l’écurie Kythibong, l’ensemble des formations sus-mentionnées étant issues des rangs du label nantais. Un joli melting-pot qui amalgame des influences aussi variées que le du chip-tune et le garage ou la noise matheuse et le surf vintage, mais trouvent comme dénominateur commun l’amour de la musique bien faite. Pyjamarama a fait le tri dans cet amas de références pour finalement garder le jeu jinglesque de la guitare, le synthé criard, et les patterns de batterie aussi inventifs et chiadés que les lignes de basse. Au bout du compte, la pop loin d’être paresseuse du combo se fait dense, hyperactive, multipliant les registres et les ambiances dans des enchaînements reliant le synthétisme bizarroïde de Devo, l’efficacité  sur le dancefloor de Marvin, la linéarité plus rock de Maximö Park et des passages plus aériens plus pop et posés. Tout n’est peut-être pas encore tout à fait en place et se cherche encore un peu — le chant partagé n’est pas toujours très juste et celui du batteur surnage un peu, la basse et la guitare changent de mains au cours du set, et la caisse claire  qui comble les pauses du guitariste est un peu superflue — mais le plaisir que trouve les quatre musiciens à jouer ensemble est évident et communicatif. Les nombreux nouveaux morceaux joués ce soir semblent d’ailleurs renforcer le groupe dans ses influences, et une affluence aussi faible sera vraiment injustifiée lorsque Pyjamarama aura enfilé un costume à la taille de son line-up.
Pyjamarama (CC0)

Pyjamarama (CC0)

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