[Récit de concert] 13/11/2015 : Maelstrom + Carpenter Brut @ TAP

Après s’être sérieusement fait secouer au Cluricaume par le doom introspectif de She Hunts Koalas, il était temps de migrer au TAP, un lieu dont la rédaction Du Barbelé est relativement étrangère. Mais au détour d’une rétrospective consacrée à John Carpenter, le théÂÂÂtre scène nationÂÂÂle mettait à l’honneur le pape local de la synthwave actuelle, et s’assurait une affluence considérable en programmant à la maison une formule qui remplit les salles dans toute la France et plus récemment en Europe de l’Est. La fin de soirée s’annonçait donc comme le grand sabbat flamboyant que tout le monde attendait.

affiche carpenter

  • Carpenter Brut : Mais ça, c’était si les programmateurs du TAP avaient eu le sens des réalités. Il fallait donc arriver à l’heure pour ne pas rater l’indiscutable tête d’affiche de la soirée, qui rassemble le plus de fidèles, et distille les beats les plus électrisants. Tandis que les premières nappes de synthés commençaient à irradier les premiers entrés occupés à cramer sous les néons rouges incandescents et à subir les pulsations d’un kick assassins, j’envisageais sereinement d’égorger les personnes me précédant dans la file afin de gagner quelques minutes et de prendre part au dancefloor macabre installé dans le bar, avant que les personnes délivrant des bracelets (oui, des bracelets…) ne passent la seconde et ne permettent à la masse agglutinée de se ruer dans la petite salle. L’habillage visuel est relativement sobre compte tenu de la petite scène, et jure avec celui plus imposant observé au Camji de Niort en compagnie de Perturbator, où une toile tendue à l’avant-scène accueillait les projections et permettait d’entrevoir les musiciens par transparence. Si les projections sont ici encore de rigueur et appuient l’électro cinématographique du trio, les artifices sont moindres — baguettes et néons rouges — et Carpenter Brut livre un set… brut, frontal et sans répit. Bien plus rodées que lors du premier live au Confort Moderne, les transitions se font plus naturellement et la formule à trois semble avoir facilité les changements de titres. Pour autant, l’inclusion d’instruments en live ne fonctionne pas toujours : si les riffs et leads de guitare se fondent sans mal dans le tout à renforts d’effets opportuns, certains plans de charley jurent un peu et restent plus marqués par le rock que l’électro (ce qui n’enlève rien à l’excellence du batteur en question : se reporter à Step In Fluid, Hacride ou Klone). Côté setlist, le combo nous aura livré la traditionnelle bande-son d’une virée à bord de la Ferrari de Lucifer sur Coconut Grove tirée de sa Trilogy. En bonus : quelques inédits qui font sentir un avenir plus lourd, sombre, oppressant, plus proche du final indus’ « Invasion A.D » que du climax sexy « Disco Zombi Italia ». Pour le prochain forfait de Carpenter Brut, attendez-vous à voir Satan troquer ses rollers et son minishort contre un gros exosquelette.
Carpenter Brut (crédits : Sylvia Vasseur)

Carpenter Brut (crédits : Sylvia Vasseur / Les Clichés Eparpillés)

  • Maelstrom : Comme prévu, la salle s’est complètement vidangée, laissant une dizaine de lycéens se trémousser sur la techno insipide du DJ. Les ordiphones reliés aux interwebs mondiaux nous rappelaient quant à eux qu’on avait tous des nouvelles à prendre de la famille et des amis habitant Paris.

 

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