[Récit de concert] 23/10/2015 : The World @ Relax

Après une semaine éclaboussée par le torrent de merde informationnel résultant de l’ébullition de la « pop culture » après qu’une trilogie ait choisi la date du 21 octobre 2015 pour faire atterrir une DeLorean carburant au plutonium en provenance de 1985, le Relax choisissait de rester dans le thème. Mais au lieu de suivre le sillon médiocre tracé par des millions de « twittos » ou quelques marketeurs courant après les clics, le bar à jus préférait éviter les futilités et nous transportait un peu plus concrètement qu’une paire de Nike auto-laçantes toutes pétées dans le rétro-futur, en programmant le trio le plus hollywoodien de Rouen.

affiche the world

  • The World : Concentrant quelques éléments de la ville normande (notamment issus de Seal Of Quality ou des Agamemnonz), le trio venait tout juste de sortir un premier album sur Kythibong avant d’entamer une tournée qui devait les mener à Poitiers. Un groupe (presque) tout neuf, pour une pop radiophonique (presque) complètement vintage, c’était le programme de la soirée. Et même si les coupes mulet, les chemises bariolées XXL et les bandeau fluo ne font pas partie du dress code, les trois remettent au goût du jour les synthés pitchés, les voix miaulantes et la snare qui claque. On s’étonnera d’ailleurs de voir ici une caisse claire acoustique même pas reprise, là où on aurait pu attendre un pad électronique pour reproduire ce son quasi-synthétique. La toile posée sur la peau et qui passera le concert à se faire la malle ne doit pas être étrangère à cette sonorité. Déroulant un jeu inventif impliquant les toms et des cowbells (« Drugs », « Highlights »), le batteur touche autant que le claviériste et le guitariste (chanteurs lovers à leurs heures perdues) lancés dans un question-réponse perpétuel qui évite l’écueil de la simple superposition pour associer des plans combinant rythmique et mélodie avec intelligence. Avec un synthé plus en avant que la guitare faisant oublier l’absence de basse perceptible sur leur album (qui sera joué intégralement, « Alone On The Top » deux fois en comptant le rappel), le trio nous servira une pop accrocheuse aussi à l’aise sur le dancefloor que dans le générique d’une série US célébrant un american way of life aussi visionnaire à l’époque que ringard aujourd’hui. En témoigne « Maximum Overdrive », rescapé avec « Schizophrenia » de la première démo du groupe, qui se situe entre le générique de K2000 et celui d’Arnold et Willy. Preuve de leur maitrise du kitch catchy, du slow langoureux et du rock télégénique à la croisée de George Michael et de Phil Collins, deux inédits nous seront joués afin de nous montrer que la fin de The World n’est pas encore arrivée, loin de là.
The World (crédits : CC0)

The World (crédits : CC0)

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