[Récit de concert] 05/09/2015 : The Wizards @ Zinc

Les rentrées musicales de Poitiers se suivent et se ressemblent. Même groupe, même orga, même lieu et, à un jour près, même date qu’en 2014. En un an et depuis un show organisé à la dernière minute, il faut dire que des liens se sont noués entre les sorciers basques et Gheea Music, le second ayant sorti le premier album des premiers. C’est donc avec un set renouvelé et douze mois de scène pour le roder que nos voisins signaient leur retour dans la cave du Zinc, où un public pas forcément plus nombreux que la dernière fois, mais comptant pas mal de nouvelles têtes, les attendait.

affiche wizards2

  • The Wizards : On nous avait promis un groupe de scène, et sur ce point-là, il faut bien dire que le contrat fut entièrement rempli. On s’en doutait un peu depuis la dernière fois, mais en une dizaine de mois, le combo a pris de la bouteille et affuté sa présence devant le public, quitte à parfois friser la pose. Débuter le set dos à la salle les cornes brandies bien haut, alors que les guitares n’étaient pas encore accordées, était ainsi un choix un peu hasardeux de la part du chanteur et fit l’effet d’un faux départ. On ne peut cependant pas blâmer le frontman, qui n’usurpe pas son titre, et opère une véritable communion avec le public, à grands renforts de tournées de Clan Campbell, et en interprétant « Deal With A Witch » au beau milieu de la cave. La gestuelle un peu cliché et les multiples accolades, que d’aucuns pourront parfois trouver too much mais toujours pleines de sincérité, raviront cependant les metalheads à bandanas du premier rang, enclins à reprendre les refrains en yaourt et à s’agenouiller devant les solos de guitare. Ce qui nous amène donc à dire quelques mots, quand même, du stoner des Wizards, qui semble s’être alourdi depuis leur dernier passage, pour se rapprocher des trips motorisés d’Orange Goblin, sans se départir du côté brut et sans artifice des guitares qu’on retrouve dans le revival hard-rock de Kadavar. Le timbre de la voix — qui se verra malheureusement reléguée derrière un mur de guitare, la faute à une sono un peu faiblarde — qu’on pouvait autrefois rapprocher de celui du chanteur de Clutch, se voit pour sa part utilisé plus finement, grâce à des parties vocales plus travaillées et proches de celles de Danzig. Le groupe nous gratifiera d’ailleurs comme la dernière fois d’une reprise du groupe (cette fois-ci, ce sera « Soul On Fire« ) ainsi que de celle de « Run The Night » de Wicked Lady. Le premier album, qui sera entièrement joué et enrichi de « Plagues » du premier EP, semble donc avoir durci le stoner des basques, qui ont également su évoluer scéniquement pour impliquer le public dans leurs sabbats flamboyants célébrés à l’huile de vidange, et créer une osmose sincère avec la salle.
The Wizards (crédits : CC0)

The Wizards (crédits : CC0)

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