[Récit de concert] 20/06/2015 : Obituary + Orange Goblin + Body Count + Killing Joke + Coffins + L7 + Ahab + ASG + Merauder + Crusher + Vitamin X + Monarch! + Elder + Providence + Deep In Hate @ Hellfest (Jour #2)

Après une première journée bien remplie, on rempile pour seize heures de live. On en profite pour perpétuer un rituel instauré la veille de bon matin : le petit dej’ au HellSnack. Ayant la flemme d’affronter la queue pas possible permettant d’accéder aux tire-jus, je n’ai guère profité des différents restaurateurs présents sur le site. En lieu et place, je goûterai aux petits morceaux de graisse, qui en forme de burger à la patate, qui en forme de cookie, proposés par la restau’ officielle du Hellfest. Voilà voilà, elle est cool ma vie, hein? Allez, en avant la musique.

affiche hellfest

  • Deep In Hate : Quoi de mieux qu’un peu de deathcore pour accompagner le petit déjeuner? Découverts lors de leur concert au Grand Kfé de Poitiers, c’est avec plaisir que je retrouvais les parisiens sous l’Altar, avec un album de plus, Chronicles Of Oblivion, au compteur. Et avec une setlist complètement renouvelée depuis la dernière fois puisqu’elle sera uniquement composée de titres issus de ce nouveau disque (« Genesis Of Void », « Altar Of Lies », « New Republic »…). Les beatdowns sont donc légions, quoiqu’entretrecoupés de blasts explosifs, et accentuent les tendances crabcore du combo, que les poses d’un des deux guitaristes n’infirment pas. Le groupe semble ravi d’être là et quand il ne nous gratifie pas d’un growl porcin, le chanteur exprime largement ce plaisir entre les titres. Du haut de son praticable, Bastos (officiant également dans L’Esprit du Clan), mitraille une double grosse caisse triggée à mort, et se permettra même un solo dont on pourra douter de la pertinence sur un set d’une demi-heure. Dans la veine d’un Carnifex ou Whitechapel, avec quelques touches de Misery Index pour les passages plus brutaux, Deep In Hate vient de botter moult culs histoire de bien réveiller tout le monde à coup de moshparts fort pesantes.
  • Providence : J’ai pas mal hésité à chroniquer ce concert, parce qu’il faut dire que j’ai quand même passé plus de temps à me bidonner qu’à apprécier le hardcore down-tempo des parisiens. Si j’en parle, c’est que celui-ci vaut tout de même le détour, et a clairement réussi à réveiller le pit où les moulinets et les coups de pieds sautés s’enchaînent, dispensés par une fanbase conséquente. Mais il parviendra difficilement à masquer les travers du groupe sur scène, qui à force d’en faire des caisses en devient vraiment risible. De leurs sapes improbables (des coupe-vents et des gants alors que le soleil commence à cogner sévèrement) aux discours du chanteur entre les morceaux dans un anglais laborieux (c’est un euphémisme) devant une foule francophone qui n’entrave que dalle, en passant par l’attitude de bad-boy Kickbackienne plus vraiment inédite, on ne peut pas dire que Providence rendra son HxC attractif, malgré quelques atouts bien sentis pour déclencher la guerre dans la fosse (comme jouer l’intro de « Raining Blood » par exemple). Le temps d’un lâcher de flyers à leur effigie et il sera temps de laisser la scène à Broken Teeth, qui officient dans le même genre, avec nettement plus de simplicité.
Mastodon

Mastodon (crédits : CC0)

  • Elder : La matinée s’annonce doom sous la Valley, dont la tente constitue un vrai havre de fraicheur en cette matinée déjà bien ensoleillée. Trente minutes de set = trois morceaux joués (« Gemini », « Spirit At Aphelion » et « Compendium »). Pas besoin de dire que les tempos sont lents et l’atmosphère bien lourde. Pour autant, loin de se cantonner à boucler un riff pour le rendre hypnotique (ce qui peut s’avérer périlleux lorsque c’est mal fait), le trio multiplie les motifs, varie les tempos, alterne entre arpèges clairs ou accords saturés, et se permet même quelques solos et parties de chant pour créer des morceaux à tiroirs, protéiformes, qui évitent la répétition et guident le spectateur dans un voyage ralliant les cases stoner, doom, ou hard-rock tout en gardant en ligne de mire une certaine lourdeur bien distordue.
  • Monarch! : La matinée avance, les tempos s’enlisent. Avec les bordelais, le sol de la Valley se dérobe sous nos pieds pour nous faire atterrir sur les rives du Styx. Les quelques bougies se consumant sur le bord du clavier ou la croix renversée sous l’oeil menaçant de la chanteuse sont bien peu de chose dans l’immensité de la scène, mais on comprend l’idée, et la malfaisance qui s’échappe des suites d’accords laisse peu de place au doute. Au contraire d’Elder, qui se servait de la longueur de leurs titres pour explorer différents horizons, Monarch! joue sur des durées similaires, mais s’acharne sur les plaies qu’ils ouvrent et labourent vicieusement la chair à vif à grands coups de riffs occultes s’abattant lentement, tandis qu’une voix d’outre-tombe bardée d’effets, tantôt rugissante (« Blood Seeres »), tantôt fluette (« Pentagrammes »), achève de compléter cette atmosphère menaçante. Une menace trop prégnante pour certains, qui préfèrent prendre leur jambe à leur cou, et amenuiser un peu plus la fosse déjà clairsemée. A moins que ce soit un manque de réception eu égard à la lenteur des trois titres joués sur cette demi-heure. Il faudra attendre le cover de « Cherry Bomb » des Runaways pour que le tempo s’accélère un poil, au bout duquel les guitaristes cesseront de faire face aux amplis pour conclure ce set en pointant les Enfers de la tête de leurs grattes. Aussi lugubre soit-il, ce concert sera aussi le premier que je verrai où les techniciens et les bénévoles seront remerciés par le groupe.
Cock Sparrer par sûr

Cock Sparrer (crédits : CC0)

  • Vitamin X : Pas grand chose à me mettre sous la dent sur cette tranche horaire. Dans le doute, je vais faire un tour sur la Warzone, on ne sait jamais. Je pense que cette idée aura été la plus brillante que j’ai eu du fest. J’arrive alors que le pit est dans une liesse indescriptible, que le frontman sur scène — quand il ne chante pas en slammant avec son guitariste — attise sans relâche à grands coups de pied en l’air, et en jetant divers objets gonflables ou des confettis dans la fosse. Le public est ultra-réceptif aux déflagrations dépassant à peine la minute provoquées par les hollandais, et déclenche un circle-pit quasiment ininterrompu (le seul du week-end auquel je participerai). Loin du HxC down-tempo du début de matinée, le quatuor distille un hardcore rapide et old school, façon Bad Brains, avec une petite pointe de thrash dedans. Un wall of death vient couronner ce set complètement taré, avant que les néerlandais ne reviennent finalement pour deux rappels, dont un cover de « Ready To Fight » de Negative Approach. Grosse dose de fun avec ce concert, qui restera la meilleure expérience scénique du Hellfest (sans vouloir spoiler le dimanche).
  • Crusher : Auteurs d’un split tout chaud en compagnie de Mercyless, 2015 marquait le grand retour des alsaciens au sein d’une scène death/grind qu’ils connaissent bien. Un retour qui ravit le chanteur du groupe, qui s’épanchera longuement sur le plaisir qu’il a à fouler les planches à nouveau, quand il ne dissertera pas un peu lourdement sur son aversion des religions. Le combo a mis les petits plats dans les grands pour ce come-back et accompagne ses blasts assassins et son growl glauque de danseuses macabres, qui percent leur peau et celle du frontman à l’aide de ce qui ressemble à des aiguilles de seringues. Les classique du groupe s’enchainent, témoignant de la coloration grind de leur death old school à la façon de Napalm Death, jusqu’à leurs tout nouveaux titres sortis cette année, « Shitstem », « Overdone » ou « Undermine » un peu plus orientés hardcore. Un featuring avec le chanteur de Zuul FX et une reprise de Discharge plus loin, Crusher quitte la scène avec un grand sourire, que leur rendra leur fanbase conséquente (et un peu grisonnante).
Shining

Shining (crédits : CC0)

  • Merauder : Retour sur la Warzone pour une petite dose de bon gros NYHC bien sombre et pesant. On comprend d’où vient l’attachement de Twitching Tongues à ce groupe, bien que des titres comme « Built On Blood » replacent un peu plus les new-yorkais dans une veine plus classique bien propice au mosh. Essentiellement axé sur God Is I avec « Ratcatcher », « Until » ou le titre éponyme et Master Killer avec « Take By Force » ou le morceau-titre (qui prend une saveur particulière en live et déclenche une bonne baston dans le pit), le set de Merauder se verra entrecoupé de nombreuses interventions du frontman à tresses collées, à base de messages ultra-positifs sur l’unité de la scène, d’une bonne grosse beauferie sur Christina Aguilera, ou encore d’une dédicace au batteur ayant perdu son frère quelques jours plus tôt mais ayant néanmoins choisi de continuer la tournée tellement dans son coeur c’est « hardcore AU-DELÀ de la mort ». Servi par de gros tapis de double-pédale et des riffs menaçants, le combo nous aura balancé des seaux de testostérone pendant près de 3/4 d’heure. Et le fait de faire monter un gamin de 10 ans sur scène façon « les rockers ont du cœur » (avec pour seul effet de le terroriser) n’apaisera guère la saucée.
  • ASG : Le stoner psychédélique permet habituellement de prendre de la hauteur. Mais avec le niveau de lyrisme du quatuor américain, il devient stratosphérique. Le chanteur délivre des lignes de voix claire d’une pureté qui tranche avec la rugosité des riffs et la puissance des patterns, dont chaque pulsation nous propulse un peu plus près du soleil. Les lentes et majestueuses saillies vocales proches de celles de Subrosa et ne trahissant pas leurs enregistrements percent le mur sonore vaporeux érigé par la section instrumentale comme les premiers rayons du soleil déchirent l’épaisse brume matinale. Si l’influence desert-rock se fait sentir dans la chaleur des accords, ASG dépasse les préceptes du genre pour ralentir les tempos et ajouter une touche d’hypnotisme à ce stoner astral qui sait quand il le faut se rapprocher du heavy progressif 90’s de Torche. Empruntant autant à Blood Drive (« Avalanche », « Day’s Work » et le morceau-titre débutant l’album concluront le show) qu’à Win Us Over (le trois premiers titres du disque là aussi seront joués), le set présentera la particularité d’inclure « Mourning Of The Earth », présent sur un split avec Black Tusk.
  • Ahab : Inévitablement, c’est sous la Valley que devait retentir le funeral doom de ce quatuor teuton. Mortuaires, les lentes charges du combo le sont assurément. Mais à la différence de la plupart des formations du genre, les allemands se montrent plus proches de Poséidon que de Hadès, comme pouvaient le deviner les fans de Moby Dick à l’évocation de leur nom. Cultivant la métaphore nautique sur la plupart de ses albums, le combo n’en oublie pas les incontournables du genre, mariant à merveille les riffs écrasants au chant guttural, le tout sur des tempos abyssaux. Le style se marie bien à la thématique marine, et Ahab fait figure de lourd esquif délabré fendant des creux de dix mètres, les musiciens restant solides à la barre, impassibles dans le bouillon comme des figures de proue suivant le rythme de la houle. Pour autant, certains morceaux, à l’image d’ « Old Thunder » ou « The Hunt », offrent d’inattendues accalmies mélodiques portées par des arpèges clairs où l’on se laisse facilement bercer par les flots, sous un ciel restant désespérément menaçant, la tempête n’étant jamais bien loin. De quoi faire chavirer la Valley.
Deep In Hate (crédits : CC0)

Deep In Hate (crédits : CC0)

  • L7 : L’instant était tellement (et doublement) rare sur le festival qu’il en devenait immanquable : d’une, la scène était occupée par des filles, et de deux, du grunge était à l’affiche. Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agissait des vétéranes californiennes les plus connues de chez Sub Pop. Pour autant, que ce soit dû aux racines punk et DIY du groupe (les mecs de Vitamin X seront d’ailleurs présents dans le public) ou à leur longue hibernation, le show fut loin d’être carré, et révéla une spontanéité non feinte se nichant dans le jeu simpliste de la batteuse, ou le double-raté de la bassiste pieds nus aux cheveux roses sur « Shitlist ». Le chant, qui se partage entre les différentes musiciennes, souffre quelque peu d’un certain nombre d’années de clopes, mais a su garder une hargne typique du mouvement riot grrrl dont L7 fut un des plus éminents porte-étendards. Et quand « One More Thing » ou « Shove » rattachent clairement le quatuor au grunge, les mid-tempos et les riffs développés peuvent évoquer la période Static Age des Misfits. Le temps d’un « Pretend We’re Dead » qui nous rappellera au doux souvenir des années MTV, et il sera déjà temps de penser à conclure sur « Fast And Frightening », avant de replonger dans la testostérone.
  • Coffins : Les japonais arrivent tranquillement sur scène, pas de sensationnalisme. On les croirait se préparer à investir la cave du Zinc. Pourtant, une foule peu nombreuse mais déterminée attend fébrilement sous l’Altar de se faire abondamment brusquer par le death aussi singulier que putride du quatuor. Le growl caverneux est de rigueur (et tranche bien avec le physique fluet du chanteur), mais se voit recouvert d’une saturation lui donnant un grain proche du grind, style dont peut se également se rapprocher la disto graisseuse de la guitare. Là-dessus, la batterie se charge de charrier cette importante masse suintante sur des patterns d-beat relativement lents qui rendent l’ensemble un peu plus écrasant. Pas ou peu de blasts ni de riffs techniques ici, ce qui a certainement éloigné les puristes du death, mais tout sent pourtant la mort à plein nez. Les équarrisseurs nippons s’attèlent méthodiquement à leur besogne, silencieux durant le set, et débitent les charognes à grands coups de riffs tronçonnants et de patterns qui martèlent les os, tandis que s’échappe de cet amas de chair en putréfaction le grondement rauque de l’air fétide retenu dans les corps gonflés. Malgré l’atmosphère nauséabonde, c’est avec regrets que je me voyais contraint de partir avant la fin pour ne pas manquer le début de Killing Joke.
Elder (crédits : CC0)

Elder (crédits : CC0)

  • Killing Joke : Il n’était en effet pas question de rater les vétérans britanniques qui venaient défendre les couleurs du post-punk à tendance indus’ dont ils sont toujours les pionniers. Car à bientôt 40 ans au compteur, le combo est toujours capable de sortir de magnifiques albums, à l’image de MMXII, sorti il y a trois ans. Sur scène, les anglais se comportent pourtant comme un groupe sur le retour et alignent ses classiques sans donner de place aux titres plus récents. C’est ainsi une salve venue tout droit de 1980 et du premier album éponyme qui ouvre le set, avec un enchainement « The Wait », « Wardance » et « Requiem » qui n’est absolument pas pour me déplaire, même si la multitude d’effets sur la voix d’un Jaz Coleman que j’aurais imaginé beaucoup moins souriant et facétieux et la grosse saturation qui couvre le synthé ne rendent pas forcément hommage à l’aspect dépouillé de leur version originale. Les tubes du groupe s’enchainent ainsi tandis qu’un cracheur de feu un peu seul vient réchauffer les premiers rangs plutôt clairsemés malgré le prestige du groupe. Sur le point de sortir un nouvel album, Killing Joke jouera finalement un inédit après « Money Is Not Our God ». Pas de bol, c’est justement le moment où je suis parti pour ne pas trop rater Body Count, donc vous pourrez checker Youtube si vous voulez en savoir plus.
  • Body Count : Rater le dernier quart d’heure de Killing Joke pour ne rater que le premier quart d’heure des ricains, c’était le compromis trouvé pour gérer le chevauchement entre les deux groupes. Ce n’était manifestement pas l’idée du siècle étant donné l’affluence exceptionnelle dans la Warzone. Un pote m’avait pourtant prévenu sur le chemin : « c’est impossible de rentrer », mais c’était impensable de manquer la bande d’Ice-T nous ramenant aux sources de la fusion. Il m’aura donc fallu pas moins de deux morceaux, « There Goes The Neighborhood » et « Voodoo », pour traverser pas-à-pas le goulot complètement saturé de la petite scène, les deux ou trois jeunes filles en larmes s’extirpant de la foule compacte n’étant guère rassurantes. J’arrive donc à me placer au niveau de la régie pour assister à une demi-douzaine de morceaux, à ma grande surprise essentiellement issus du premier album : « Body Count », « KKK Bitch », et l’incontournable « Cop Killer » et son « Fuck The Police » repris avec enthousiasme et le majeur levé par la fosse archi-comble ainsi que par le fiston du frontman. De leur excellent petit dernier, Manslaughter, j’entendrai seulement « Talk Shit, Get Shot », qui succèdera à un cover de The Exploited. Le tout servi par un Ice-T en grande forme, qui anime les interludes en dialoguant avec le public, et auto-proclame l’ensemble du groupe « oncles » de la fille de 14 ans présente au premier rang, qui « pourrait être à un concert de Justin Bieber ». Son rôle de flic dans New-York, Unité Spéciale n’a pas l’air d’avoir entamé l’imagerie gangsta du groupe, qui manie les codes dans les règles, et continue à marier hip-hop et metal à merveille, le tout dans une ambiance de feu. L’image d’Ernie-C avec sa guitare en équilibre dans la paume de sa main et un grand sourire aux lèvres ne nous fera cependant pas oublier que le groupe a terminé son concert avec dix minutes d’avance.
Monarch! (crédits : CC0)

Monarch! (crédits : CC0)

  • Orange Goblin : L’heure tourne, et les apéros aussi. La tendance semble être la même du côté du groupe qui occupe la scène, et dont le frontman au physique de colosse introduit le set d’un retentissant « cuitons-nous tous ensemble ! ». Aussi anglais soient-ils, c’est bien sous le soleil de plomb du désert californien que nous propulse le groupe, en droite filiation de Kyuss, une certaine puissance heavy en plus, qui permet au groupe d’enflammer la scène et de prendre part physiquement à l’énergie délivrée par les compositions. Il est un certain type de stoner qui fait planer, mais Orange Goblin préfère vous râper la gueule sur de l’asphalte brûlant pendant une heure. Les trois titres issus du dernier opus Back From The Abyss sorti l’an dernier, « Sabbath Hex » ou le Motörheadien « The Devil’s Whip » confirmeront cette tendance, même si le choix d’inclure « Into The Arms Of Morpheus » contribuait à diluer ces titres récents dans une rétrospective de la discographie du groupe survolant leurs albums et morceaux les plus cultes, mais aussi parfois plus planants. Ce sera le cas de « Saruman’s Wish » ou « They Come Back », savamment éparpillés au milieu de titres plus rugueux comme « Scorpionica » ou « Blue Snow ». Auteurs d’un set à la hauteur de leur réputation, les gobelins ont confirmé qu’ils pesaient encore lourdement dans le game du stoner. Ce qui n’empêchera pas leur frontman de rendre hommage aux pionniers du genre, en arborant un t-shirt Saint Vitus tout du long.
  • Obituary : Difficile de se remettre en selle après en avoir pris plein les mirettes pendant un gigantesque feu d’artifice d’une dizaine de minutes, où entendre « Bohemian Rhapsody » reprise par une foule immense sous un déluge de feu restera un des moments les plus marquants du fest. Mais il y avait du death floridien au programme, et il s’agissait de rendre honneur à Inked In Blood, dernier et excellent album des bouchers à longues crinières, dont l’artwork sanguinolent orne le fond de scène. Passée l’intro instrumentale bien lourde, « Redneck Stomp », qui fait bien monter la sauce et restitue le climat poisseux des marécages du sud-est des Etats-Unis, c’est cet album qui sera mis à l’honneur, tandis que « Centuries Of Lies » intensifie la cadence et voit le frontman arriver sous une grosse ovation. Le son est super carré et rend hommage à ce mélange de death et de thrash bien sudiste, ne laissant aucun instrument de côté, et donnant toute sa place au growl rugissant de John Tardy. Célébrant les deux extrémités de la carrière du combo, la setlist fera également la part belle à leur premier album, Slowly We Rot. L’outro pachydermique de « ‘Til Death » viendra ainsi écraser le pit en plein milieu de set, avant de repartir sur les chapeaux de roue pour un petit détour par The End Complete. Ce seront finalement deux morceaux-titres, « Inked In Blood » et « Slowly We Rot », qui achèveront le show et boucleront la boucle. De quoi aller se coucher plus mort que mort, le goût du sang dans la bouche.
Vitamin X

Vitamin X (crédits : CC0)

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