[Récit de concert] 19/06/2015 : Shining + Meshuggah + Cock Sparrer + Mastodon + Lamb Of God + Oathbreaker +High On Fire + Defeater + Truckfighters + Twitching Tongues + Samsara Blues Experiment + Despise You + Glowsun @ Hellfest (Jour #1)

Après une journée test il y a deux ans, j’expérimentais pour la première fois le week-end prolongé en immersion dans le camp de loisirs le plus « extrême » — selon le terme consacré — de l’hexagone. Au programme : de la rando, de la bouffe sur le pouce, et beaucoup de bière. Les vacances, quoi ! A un détail près : environ 48h de musique live dispensée par plus de 150 équipes de GO toutes plus bigarrées les unes que les autres, dans un cadre soigneusement pensé pour ravir les sens du metalleux lambada. Toujours en évolution, le site a cette année amélioré sa déco avec un bras métallique en mode « horns up » qui sort de terre, et un habillage de style new school autour des écrans des mainstages. Côté infrastructures, outre la grande roue toujours présente, on notera la mise en place d’un mini-skate park, mais surtout une révision totale des Valley, Altar et Temple : plus question de tente à piliers, mais plutôt des sortes de grands hangars en semi-dur façon foire aux vins. On y perd en esthétique, mais on y gagne en pratique, en place, et en qualité de son. Bref, il y aurait énormément à dire, mais on est quand même là avant tout pour parler des groupe.

affiche hellfest

  • Glowsun : Le soleil se fait attendre en ce vendredi matin grisounet, alors rien de mieux que le psychédélisme astral des lillois pour retrouver un peu de chaleur et commencer ce fest dans la douceur d’un fuzz aérien et d’une section rythmique au groove lourd et lent. Si le stoner solaire du trio s’inscrit dans une mouvance dont on peut considérer Mars Red Sky comme le fer de lance, les nordistes se distinguent par des compositions plus nerveuses, et un côté occulte Sabbathien plus affirmé, comme le confirme leur dernier né, Behind The Wall Of Time. Issus de cet album, « Arrow Of Time » et « Behind The Moon » composeront une bonne partie de cette petite demi-heure de set, et mettront bien cet aspect en avant, couplés avec « Death’s Face » et surtout l’imparable « Dragon Witch ». Les riffs sont exploités à satiété et le trio joue la carte des boucles lancinantes. Mais à ce jeu-là l’instrumental peut se révéler périlleux. Car la frontière est en effet mince entre le cycle hypnotique et la répétition ennuyeuse. Le groupe parvient tout de même à éviter cet écueil, mais un peu de chant ne ferait que mettre en relief la puissance des riffs.
  • Despise You : Après avoir tenté le coup en vain avec la oi! parisienne de Lion’s Law (je préfère garder mes distances avec les groupes de skins qui arborent un logo bleu-blanc-rouge), je décidais de m’arrêter un moment devant ces californiens précédés d’une bonne réputation au sein de la scène crust/powerviolence. C’est donc indépendamment de leur look de groupe de metal HxC (casquettes, fringues XXL, et protège-tibias (oui) pour le chanteur) que le quintet déroule leur setlist à rallonge, les titres n’excédant guère la minute. Pour autant, sur des laps de temps aussi courts, Despise You parvient à se perdre dans des variations difficilement compréhensibles balayant un spectre allant du grind au hardcore groovy chaloupé. Au milieu de ce fouillis, la chanteuse qui accompagne le lead singer parvient difficilement à se faire une place sur scène et se voit reléguée au rang de potiche, bien que ses aboiements stridents occasionnels rapprochent les passages les plus violents du noisecore de Melt Banana. A revoir dans un cadre plus restreint. Quoique…
Glowsun

Glowsun (crédits : CC0)

  • Samsara Blues Experiment : Retour sous la Valley ombragée pour reprendre une grosse dose de psyché dans les synapses avec ce trio allemand. Satisfaisant à la tradition inhérente à cette scène en partie dédiée aux musiques planantes, c’est allongé dans l’herbe bien grasse (qui tiendra très bien le choc sur tout le site durant ces trois jours et nous évitera un encrassage des poumons en règle) que je savourerai ce set. Ici encore, le fuzz est bien présent, et donne du relief à ce stoner teinté de heavy qui justifie le « blues » contenu dans le nom du groupe. Construits selon des schémas progressifs, excepté « Into The Black » qui partira bille en tête pour très vite déboucher sur un plan blues-rock à la ZZ Top, les morceaux, dont deux proviennent de Long Distance Trip, sorti en 2010, se révèlent peu à peu sous forme de volutes enivrantes pour au final enfoncer le clou dans une lourdeur bien plus distordue qu’une voix rocailleuse vient de temps à autres accentuer davantage. De quoi achever cette matinée lysergique perché sur un petit nuage.
  • Twitching Tongues : On continue les allers-retours Valley-Warzone avec l’immanquable set des ricains et de leur chanteur à voix de crooner. Qu’on n’entendra pas (ou peu). Le hardcore s’acoquine relativement mal avec la double-pédale sur cette scène, et la grosse caisse a quelque peu tendance à tout étouffer. Le frontman se donne pourtant, et fend l’air de coups de pieds sautés dispensés de tout son poids. Dans le public, les premières moshparts lui répondent à grands coups de moulinets. Sur scène, les tubes d’In Love There Is No Law s’enchainent, de « World War V » à « Feed Your Disease », et on aura même droit au titre éponyme de l’album à venir, Disharmony, dont le groove à la Kickback et le refrain aussi pachydermique que maléfique achève de creuser le trou béant au sein duquel Twitching Tongues domine de main de maître le hardcore lourd et malsain. Pour le clin d’oeil à Merauder, il faudra en revanche se contenter du t-shirt du leader et attendre le lendemain afin d’entendre « Master Killer » exécuté par leurs interprètes originaux.
Despise You (crédits : CC0)

Despise You (crédits : CC0)

  • Truckfighters : On continue notre yoyo entre la scène hardcore et la tente stoner/sludge pour prendre part à la première grosse affluence du fest sous la Valley. La fosse est archi-blindée et il n’est plus question de s’affaler dans l’herbe fraîche : les suédois ne sont de toute façon pas venus pour nous faire planer, et proposent un stoner un peu plus rugueux, aride, que les envolées psyché de leurs prédécesseurs sur cette scène, qui colle au goudron sablonneux dans une pure veine desert rock. Et bien que « Mastodont », second titre de la setlist, offre quelques plages relativement calmes parmi son quasi-quart d’heure, il ne tarde jamais à monter dans les tours pour rejoindre le reste de la flotte, « Desert Cruiser », « Mind Control », ou « The Chairman », et tracer à fond de cale du poids de toute sa carcasse sur les routes brûlantes de Californie. Servi par un bassiste-chanteur qui gratte le manche au niveau de la 12e case, mais surtout par un guitariste sans-fil survolté qui cabriole sur toute la scène et se permet le petit solo derrière la tête qui va bien, le stoner de Truckfighters vient de rouler sur la gueule d’un bon nombre de festivaliers.
  • Defeater : La Warzone continue à faire défiler les groupes ricains, et il était inconcevable de rater le set des bostoniens, chefs de file d’une certaine scène emo parmi laquelle on peut également citer Touché Amoré. Evidemment, le hardcore mélodique à fleur de peau du quintet s’accorde difficilement avec l’immensité de la Warzone, davantage taillée pour les Pascal Brutal du HxC de type Madball et consorts. Il y a fort à parier que leur date de la veille au Zinor en compagnie de Direwolves (dont un des guitaristes arborait le t-shirt) devait correspondre un peu plus au style du groupe. Le cadre n’empêchera toutefois pas le groupe de se donner, avec notamment un chanteur en feu qui arpente la scène en multipliant les poses et communique avec le public dans le plus pur style ricain. Son chant screamo n’est pas trop mâché par le son, qui laisse aussi de la place au arpèges clairs de guitare et préserve ainsi la sensibilité du combo. L’intensité joue cependant les montagnes russes, alternant entre morceaux bien vénères (« Hopeless Again », « Bastards », « The Red, White and Blues ») ou un peu mous (« Empty Glass », « A Wound And Scar ») piochés sur les trois albums du combo, qui charrient tous de grosses vagues d’émotion submergeant l’assistance. A rebours du d-beat un peu lourdaud de Wolfbrigade qui suivra sur la Warzone.
Twitching Tongues

Twitching Tongues (crédits : CC0)

  • High On Fire : La prochaine grosse étape, ce devait être sous la Valley, pour ce qu’on peut considérer comme la première tête d’affiche de mon programme. Même si le public tarde à se masser devant la scène. J’aurais certainement préféré voir Sleep, j’aurais finalement son guitariste, qui se présentera d’emblée torse-nu avec ses longs cheveux gras et sa moustache de routier du Kentucky, pour attaquer bille en tête par « The Black Plot ». Le frontman, quoique très statique, est impressionnant et focalise l’attention, même si on l’entend peu, à mesure que les titres — principalement issus de leur dernier effort Luminiferous (exceptés « 10 000 Years » ou le percutant « Rumors Of War ») — défilent et assomment le public d’une lourdeur qui rompt définitivement avec les accents psyché du début de journée. Le son est aussi fort que dégradé, et les riffs sortent des amplis comme des torrents de boue dévastateurs, tandis que les vibrations issues de la grosse-caisse martelée par la double-pédale mitraille au bide les derniers survivants. High On Fire délivrera la première salve de sludge du fest, et quelle salve !
  • Oathbreaker : A la faveur de l’annulation de Trap Them (que j’aurais bien vu quand même), l’orga a eu la bonne idée de les remplacer par ce quatuor belge que j’avais déjà eu l’occasion d’apprécier lors de leur passage à Poitiers pour une soirée Church Of Ra au Confort Moderne assez mémorable. C’est donc avec grand plaisir que je m’en allais affronter le souffle froid qui devait s’abattre sur une Warzone habituellement un peu plus chaleureuse. De la communication inexistante jusqu’à la setlist débutant par l’implacable « No Rest For The Weary », tout était attendu, mais tout était tellement bon ! Le manque d’intérêt de la part du public était lui aussi prévisible. Tant mieux, il me permettra d’assister au set aux premiers rangs, parmi une foule éparse mais conquise d’avance par le hardcore glacial teinté de black metal rugissant d’Oathbreaker. Depuis le temps que le groupe tourne, les sondiers pourraient faire en sorte que les passages en voix claire de la chanteuse sans visage soient audibles. Mais non, donc « The Abyss Looks Into Me », et le pachydermique « Glimpse Of The Unseen » concluant le set seront logiquement pour partie instrumentales. Un problème qui ne se serait pas posé si « Hierophant » avait été joué, mais je pense que je ne pourrai jamais voir ce morceau joué live. Voilà, c’était juste histoire de trouver à redire sur ce set sans accroc, sans espoir, sans chaleur. Mon voisin de fosse le résumera plus trivialement, mais peut-être plus justement : « ce groupe c’est la branlée ».
Truckfighters (crédits : CC0)

Truckfighters (crédits : CC0)

  • Lamb Of God : L’Agneau de Dieu étant avancé dans le running order, il se retrouve en face d’Envy. Rétrospectivement, et étant donné la rareté des passages des japonais en Europe et la sortie imminente de leur nouvel album, je me dis que j’aurais mieux fait de m’en tenir à mes plans et de continuer mes allers-retours Warzone-Valley. Mais il faut avouer que la fin de set déplorable de Motörhead et leur « Ace Of Spades » délesté de dix bons bpm était plutôt divertissante. Je restais donc devant les mainstages alors que les premiers arpèges Dimebagien de « Desolation » retentissaient sur fond de tapis de double-pédale. Laisser trainer l’oreille entre les morceaux a souvent du bon, et mon voisin n’aura pas vraiment tort en affirmant que « Lamb Of God, c’est le Pantera des années 2000! », même s’il est vrai que le côté thrash est plus prégnant chez les virginiens, et que le growl du chanteur est moins singulier que le timbre d’Anselmo. Le dreadeux monopolise pourtant l’attention, headbangant sur son promontoire, ou arpentant la scène pour haranguer la fosse tournoyant sans interruption sous l’effet de ce groove taillé pour le mosh. Pétri de classiques, on ne pourra pas taxer le set des américains de chercher à écouler leur tout nouvel album, VII: Sturm und Drang. Mieux les mélodies inquiétantes de « 512 » qui en est extrait s’enchainera parfaitement avec celles d’un « Walk With Me In Hell » dédié à Rob Halford. Un « Black Label » venu tout droit de 2000 conclura finalement ce set jouissif, même s’il parviendra difficilement à faire oublier Envy…
  • Mastodon : Dans le genre « on est là pour vendre notre petit dernier », on trouve ces quatre géorgiens. Il sera cependant difficile de leur en vouloir, puisque « The Motherload », magistralement interprété par le batteur, et le plus lourd et ternaire « High Road » sont de véritables hymnes en puissance que le live révèle un peu plus. Les fans de la masterpiece Leviathan devront se contenter de « Megalodon » et « Aqua Dementia », mettant à l’honneur la complexité technique et la puissance plus brute qui marque les compositions hybrides du groupe, qui balaient les caractéristiques de nombreux sous-genres du metal derrière des atours stoner/sludge. Sous des lights éblouissants et colorés (à l’image de l’artwork de Once More ‘Round the Sun), on assiste donc à un festival de skills, avec une mention spéciale pour les roulements du batteur, plus propres et fournis encore que la barbe du gratteux. Le groupe est relativement silencieux entre les titres, mais le sourire du bassiste en dit long sur le plaisir éprouvé par le combo sur scène, qui défend ses morceaux avec une grande classe. Un plaisir partagé par une fosse que j’aurais imaginée plus garnie compte tenu de l’aura du Mastodon foulant les planches de la Valley.
Defeater (crédits : CC0)

Defeater (crédits : CC0)

  • Cock Sparrer : Après m’être fait allègrement piétiner par une grosse bête dans la vallée, le running-order ne me proposait pas grand-chose pour me requinquer. C’est donc sans grande conviction que je retournai au bercail (la Warzone, banane) où les vétérans anglais délivraient leurs hymnes street-punk/oi! dont je ne connaissais pas grand-chose, mes accointances dans le genre s’arrêtant à UK Subs et Sham69, bien que je ne crache rarement sur une bonne queue-leu-leu sur Los Fastidios. En lieu et place de skins bas-du-front sur le retour trainant avec eux tous les clichés du genre, c’est une équipe de vieux dégarnis rigolards (bon, qui ne nous épargnent pas les inévitables blagues sur leur âge) qui se présente sur scène sans breloques. En lieu et place d’une démonstration de virilité bourrine et sans relief couverte par un vernis vaguement politique, c’est un punk-rock très frais et parfois teinté de pur rock’n’roll que nous propose Cock Sparrer, le tout rehaussé de refrains fédérateurs améliorant un peu plus la communion. Ou quand les Ramones rencontrent les Cockney Rejects. Il aurait été dommage de rater ce set, redonnant à la Warzone sa réputation festive.
  • Meshuggah : Changement de registre, et premier contact avec l’Altar, temple du death-metal, qui accueille comme tête d’affiche les grands chamanes du djent morbide. Ambiance guitares à 8 cordes, sextolets à la double-grosse caisse et growl caverneux. Le metal « extrême » du combo est parfois difficile à digérer, les dédales polyrythmiques étant néanmoins pour beaucoup dans le caractère oppressant de leurs progressions, mais il paraissait difficilement concevable de manquer un groupe ayant irrigué de son influence une grande partie de la scène metal contemporaine. En plus, j’adore les mimiques de l’acteur principal du Loup de Wall Street. L’Altar est pour l’occasion plongée dans un pénombre que viennent briser les stroboscopes laissant entrevoir des décors aux motifs énigmatiques. Pas question donc de se focaliser sur les musiciens, de toute façon trop occupés à suivre leur fil tortueux pour animer le front de scène qui sera monopolisé par un chanteur explicitant la fierté du groupe de venir fouler les planches du Furyfest/Hellfest pour la quatrième fois. Ce qui se passe sur scène n’a de toute façon pas beaucoup d’importance tant l’envoutement est total, l’adhésion à cette lente spirale de brutalité complète, l’immersion dans ce labyrinthe macabre sans issue. Les suédois déroulent leurs plans complexes à mesure que les « tubes » s’enchainent — « Rational Gaze » en intro, « obZen », et « Demiurge » + l’incontournable « Bleed » en clôture — et seuls quelques pains sur « The Hurt that Finds You First » viennent rompre l’hypnose créée par les patterns alambiqués et les riffs saccadés. Au bout de 3/4 d’heure de set, c’est finalement le diptyque « In Death Is Life » / « In Death Is Death » introduit par le sample de « Mind’s Mirrors » qui ramène le groupe sur scène, pour un final grandiloquent à la mesure de la monstruosité de Meshuggah.
High On Fire (crédits : CC0)

High On Fire (crédits : CC0)

  • Shining : J’ai juste à franchir la paroi séparant l’Altar du Temple pour me placer devant la scène et attendre les finlandais s’apprêtant à livrer le set le plus singulier de cette première journée, et certainement du festival. Etant donné la scène habituellement consacrée au trve black metal, j’ai failli confondre ce Shining avec leurs homonymes et voisins suédois adulescents dépressifs en rébellion. Ce n’est qu’une semaine avant d’arriver à Clisson que j’ai finalement reconnu le logo des jazzeux finnois avec grand plaisir. La raison pour laquelle j’étais présent sous le Temple était certainement la même que celle ayant conduit son public à le déserter (les rares trucs que je verrai sous cette tente seront plutôt éloignés du black). C’est donc devant une fosse dégarnie que le combo se présente sur la scène, dont le gros backdrop est en partie masqué par les lights, emmené par un frontman monté sur ressorts qui redonne tout son sens au terme de leader, jonglant avec facilité entre ses parties de guitare, de chant et de sax’. Les deux tubes du groupe, « The Madness And The Damage Done », hymne indus’ martial, et « I Won’t Forget », décharge brute d’énergie, encadrent le set. Entre les deux, difficile de décrire ce qui se déroule, Shining étant impossible à placer dans une case stylistique, et multipliant les atmosphères développées, pesantes, rageuses, dansantes, tarées. Les quatre morceaux inédits (qui paraitront sur un nouvel album sortant en octobre) interprétés ce soir s’inscriront dans cette non-ligne directrice. Du refrain sautillant de « Last Day » façon « The One Inside », au solo de saxophone complètement barré qu’est « Chords Long Stand », en passant par la rigueur pesante de « My Dying Drive » et la stridence menaçante du synthé sur le plus linéaire « Thousand Eyes », le combo fait la démonstration de l’étendue de sa liberté créatrice louvoyant entre le free-jazz, l’indus’ et une brutalité rugissante qu’il serait difficile de ne pas rattacher au metal. L’enchainement entre « Healther Skelter » et le cover tourbillonnant du « 21st Century Schizoid Man » de King Crimson témoignera encore un peu de cette folie furieuse avant de conclure, au bout d’une heure de set d’une intensité rare. Soit juste ce qu’il fallait pour aller mourir de rire devant la fin de set pathétique et l’auto-congratulation de Slipknot, tout en démesure très américaine dans l’esprit. Juste ce qu’il fallait pour regretter que le set de Shining ne soit pas plus long.
Oathbreaker (crédits : CC0)

Oathbreaker (crédits : CC0)

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