[Récit de concert] 27/03/2015 : Funken @ Relax

Chroniqué ici-même pour son chouette album ou son animation de haute volée de la tombola de Tours 2 Fête, programmé plusieurs fois dans l’émission Cérumen : si vous êtes familier de la Barbelé Corp., il y peu de chances pour que le nom de Funken ne vous évoque rien. Ça faisait donc longtemps qu’on l’espérait à Poitiers, et c’est sans grande surprise le Relax, actuel temple pictavien incontesté du sympacool, qui devait finalement mettre fin à cette attente. L’ambassadeur de la bamboule, le théoricien du YES, le prédicateur de la fiesta se décidait donc enfin à franchir les 100 bornes le séparant de la Place du Marché et devait être accueilli de pied ferme par une assistance modeste mais enthousiaste.

affiche funken

  • Funken : Le tourangeau a voyagé léger pour cette fois, et n’a emporté dans sa valise magique « que » son guitariste Fab de Macedo, le batteur qui l’accompagne habituellement étant actuellement occupé à défendre le nouvel album de son groupe, Pneu. C’est donc la boîte à rythmes qui marquera les pulsations, ponctuellement enrichie par une batterie (de cuisine) et quelques cowbells disposées sur un support de fortune. Le temps de lancer une extended version de l’ « Introduction », et c’est parti pour environ 45 minutes de set, composé de tous les titres de Michel moins « Forest » plus un morceau aérobic, histoire d’allier régression mentale et entretien du corps. Car oui, loin de la nouba standard artificiellement délurée par la consommation à l’excès de gros volumes (sonores de mauvais goût et d’alcools forts), Funken n’a besoin d’aucun subterfuge autre que son mélange d’indie et de hip-hop pour nous faire remonter le temps jusqu’à l’insouciance des goûters d’anniversaire, la candeur des boums de fin d’année. Hé oui, bien que les chapeaux en carton et les ballons gonflés à l’hélium n’aient pas été de la partie, « Fox Head », « Radioactive Esquimau » ou « Fucking Froggy » agrémentées de quelques bulles et d’une explosion avortée de canon à confettis auront largement suffi à faire perdre une grosse quinzaine d’années aux spectateurs. La recette est sensiblement la même que sur l’album, le tourangeau disposant d’une machinerie du futur multicolore lui permettant de boucler ses samples à l’envi et Fab de Macedo s’occupant de la mélodie principale à la guitare ou au clavier Windows 98 réglé sur 400Hz. Seul « Yes We Cook » a subi une adaptation gangsta-gâteau au chocolat, pour le reste, le MC étant un peu bavard (et pour une fois c’est appréciable), ce sera juste double-dose de rigolade entre les morceaux. Funken, c’est un clown même pas ridicule, qui te file une banane aussi énorme que celle des ses t-shirts Cocktail Pueblo, et qui, avec des tubes comme « Two More » ou « Give Me 5 », réussit bien mieux que l’Education nationale à t’apprendre à compter.
funken

Funken (Crédits : CC-BY-NC-SA par Jö)

Ha oui, j’oubliais (il faut dire que ça devient une habitude depuis Bravo Brian) : en guise de rappel, on aura eu droit à rien de moins qu’un deuxième set, le même, sans les problèmes techniques sur « Michel », une dose d’euphorie et de mojito en plus. Avec Funken, la bamboule, ça rigole pas. Enfin si. Enfin tu m’as compris…

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