[Récit de concert] 06/09/2014 : The Wizards @ Zinc

Au terme d’un été à Poitiers où la qualité de la programmation musicale (dont le point d’orgue restera la prestation de Garou) n’aura eu d’égale qu’une météo de merde, et restera quantitativement inversement proportionnelle à la pluviométrie, Gheea Music nous montrait en ce 6 septembre le bout du tunnel. Une rentrée sous le signe du stoner, puisque trois jours plus tard, ce devait au tour de The Cosmic Dead — dans un registre nettement plus psyché — de fouler la petite scène du Zinc. Dans les deux cas, malheureusement pas de première partie (la faute au son qu’il faut couper de bonne heure? Au manque de groupes sous la main?) et une rentrée malgré tout un peu timide.

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(Source image : Event Facebook)

  • The Wizards : Et timide, les cinq basques ne le sont pourtant clairement pas. Devant une assistance somme toute réduite et pas forcément des plus réceptives, le chanteur — de son propre aveu bien échaudé par les bières dont les cadavres parsèment la scène —  se démènera pendant les 3/4 d’heure de set pour essayer de réchauffer la cave. Il tombera finalement le haut au bout du concert, pour un rappel qui consistera en deux reprises de Wicked Lady, « Run The Night », et de Danzig, « Am I Demon ». Deux covers qui font le grand écart et qui synthétisent bien le style développé par The Wizards. Car si les volutes chanvrées très 70’s sont bien présentes dans leur son — Black Sabbath n’est jamais très loin (le très joli visuel de la soirée s’inscrivait bien dans cette esthétique psyché-horrifique) — leur stoner sait aussi se faire plus nerveux, et flirter avec des tempi plus rapides. On passe ainsi de morceaux quasi-doomesques au groove bluesy de « It’s A Secret, Bitch », qui n’est pas sans rappeler Clutch, dans le rythme et dans le son. Le rapprochement avec les tauliers du stoner est d’autant plus facile à faire que le chanteur cultive un peu le même timbre que Neil Fallon, tout en puissance. Et bien que la sono ne laissera pas  beaucoup entendre cette voix, on se trouvera quand même bien loin des envolées haut perchées d’Ozzy Osbourne. Bien moins lugubre que ce à quoi j’aurais pu m’attendre étant donné l’univers visuel du groupe (et notamment l’artwork de leur dernier EP, Plagues), The Wizards s’inscrit dans la veine la plus hard du stoner, qui sent fort le goudron des routes désertiques étasuniennes et ravira les amateurs de grosse mécanique à veste en jean.
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The Wizards (crédits : Sandra Smith)

 

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