[Chronique de disque] Corrosion Of Conformity – IX

Feature Image Sorti le 24 juin 2014 sur Candlelight Records

Grosse actualité pour le sludge néo-orléanais, puisqu’un mois après la sortie de l’excellent S/T d’Eyehategod et celle du pas mauvais Symmetry In Black de Crowbar, c’était au tour de CoC de sortir son 9ème effort studio, fort logiquement intitulé IX. C’est en outre le 4ème album enregistré par le trio originel Weatherman/Dean/Mullin (depuis le départ de Keenan pour un autre poids lourd de la scène boueuse de la Nouvelle Orléans, Down), désormais à l’origine des deux premiers et deux derniers opus du groupe.

Et de fait, force est de constater que ce line-up poursuit dans sa lancée et nous livre un heavy crasseux dans la lignée de leur album éponyme sorti il y a deux ans, après une pause de quatre ans. L’album débute ainsi sur deux morceaux au groove implacable, rappelant assez indéniablement le Black Sabbath de Paranoid, entre riffs doomesques, wah-wah hurlante, bends lugubres et envolées en voix claire nous rappelant au bon souvenir d’Ozzy chantant encore juste. Oui mais voilà, CoC n’en oublie pas pour autant ses débuts hardcore et nous offre pour contrebalancer deux titres qui accélèrent clairement le tempo et voient le chant se faire bien plus rauque. On soulignera le riff old school à la Black Flag de « Denmark Vesey », quand « The Nectar » ne s’interdit pas une interlude heavy qui ne fait que mettre en valeur la puissance du thème principal lorsque celui-ci repart pour conclure le titre.

Alors que « On Your Way » synthétise à merveille le côté groovy et nerveux de l’album en assumant de façon encore plus flagrante l’héritage Sabbathien, IX accuse un petit coup de mou le temps de deux morceaux. Cependant, restons mesurés : même lorsque le groupe s’apprête à devenir chiant sur l’intro de « Trucker », il accélère subrepticement et nous sort du gros riff de derrière les fagots. Mais le vrai réveil survient réellement avec « Tarquinius Superbus » qui, malgré ses premières notes un peu épiques-kitsch et ses refrains quasiment rappés, nous offre un riff principal thrashisant incroyablement efficace. On retiendra donc de cet album une mosaïque de morceaux multipliant les ambiances et degrés de violence, qui paraitrait complètement décousu s’il n’était pas aussi équilibré, aéré par quelques interludes reposant l’oreille et tracklisté de façon à ne pas avoir d’un côté les morceaux les plus denses, et de l’autre les plus aériens. Si vous hésitez entre prendre une perche à la weed ou une biture au whisky, vous feriez bien de jeter une esgourde à ce IX. Vous serez fixés, et vous ferez les deux.

IX c’est si tu n’as rien contre Black Sabbath, le heavy-core psyché-brutal, et Corrosion Of Conformity en fait.

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