[Récit de concert] 21/11/2013 : Between The Riots + Crash Taste + Dear John Dear @ Culture Bar-Bars Fest

Autant la précédente édition pictavienne du festival de l’association Culture Bar-Bars faisait rêver rien que sur le papier (avec des temps forts comme les concerts de Papaye, ou JC Satàn (merci l’association In Touch Able)), autant le cru 2013 promettait d’emblée beaucoup moins de réjouissances.  Je décidais donc de me concentrer sur la soirée du jeudi, en regrettant toutefois de ne pouvoir me rendre au concert des Agamemnonz le samedi.

Source image : Asso In Touch Able

Rien de bien neuf pour mois ce jeudi soir, puisque j’avais déjà vu chacun de ces groupes au moins une fois. Et aucun d’eux ne m’avaient réellement laissé un bon souvenir. Certainement un peu débile d’aller revoir des trucs qui ne m’ont pas plus, je voulais assister à chacun des concerts pour des raisons différentes.

  • Dear John Dear : Je les avais vus pour ce qui me semble avoir été leur premier concert, au Zinc, en première partie de l’excellent groupe Vergogne. Sans avoir été trop convaincu, je m’étais quand même dit que ce duo noisy avait du potentiel, et mettait mon impression mitigée sur le compte du baptême du feu. Désormais forts de plusieurs dates, dont une aux Expressifs, je voulais voir comment le groupe avait évolué. Débuté au Zinc à 19h pétantes devant un public plus que clairsemé (10 personnes à tout casser étant venues exprès), leur concert ne me laissera pas une impression meilleure. Disons qu’il m’a permis d’identifier ce qui me gênait le plus vis-à-vis de ce groupe. Si les plans de guitare sont plutôt accrocheurs, et rentrent dans le moule de ce qui peut se faire actuellement en France en terme de noise, je dois dire que la batterie me pose vraiment problème. Ce n’est pas tant le jeu du batteur que son matériel qui est en cause, puisque ses fûts et surtout ses cymbales ne produisent pas l’effet explosif à même d’appuyer les lignes de gratte. Ça ne sonne pas, et ça tombe à plat. Disons que l’acquisition d’une caisse claire plus sèche et d’un kit de cymbales plus étoffé donnerait du corps à l’ensemble et valoriserait la guitare. C’est donc sur cette impression de frustration que je me dirige vers le Relax.

Dear John Dear (Crédits photo : John Mascaro | Source : Page Facebook du groupe)

  • Crash Taste : Si ce groupe m’avait laissé un souvenir assez mauvais, c’est moins pour leur musique que pour l’attitude. Déjà vu il y a assez longtemps pour la release party de leur dernier album Le Tigre à Cinq Pattes, Crash Taste me semblait dégager quelque chose de profondément prétentieux, notamment du côté du bassiste et du guitariste/chanteur. Cependant, leur musique, sans m’avoir transcendé, ne m’avait pas dégoûté, et puis ça fait toujours plaisir de revoir un ex-Seven Hate sur scène (d’autant plus lorsque ce dernier se démarque de ses acolytes de façon plus positive). C’est donc devant un public un peu plus fourni que le groupe se produit, et, première surprise, le poseur qui tenait auparavant la basse semble avoir quitté le groupe, qui joue désormais dans une formation batterie-guitare-basse+chant. Deuxième bonne surprise, l’ambiance est à la cool, les mecs ne se prennent pas la tête, et ça fait plaisir. Enfin, troisième bonne surprise : quel putain de bon son ! Très typé post-hardcore 90’s, Fugaziesque (ils reprendront d’ailleurs une chanson des washingtoniens et une autre de NoMeansNo), Crash Taste ne s’interdit pas quelques passages Skatecore et le jeu travaillé du batteur y apporte une touche un peu noise. Bref, je n’avais pas du tout pris la mesure de ce que dégageait Crash Taste la précédente fois, et je dois dire que leur concert pour Culture Bar-Bars m’a mis une sacrée claque.

[Pas de photo, ni vidéo pour ce concert, cimer]

  • Between The Riots : Bon, petite baisse d’enthousiasme pour ce dernier concert, sur lequel je ne m’attarderai pas trop – le but n’est pas de déverser ici toute ma bile. D’emblée, le mélange de blues-indie rock-punk de Between The Riots ne m’a jamais accroché (leurs reprises en fin de set d’AC/DC et des Cure n’arrangent pas grand chose), et n’étant d’avance pas fan d’Eπleptic (l’ancien groupe du guitariste-chanteur et du bassiste à méchouille), il n’y avait pas beaucoup d’espoir pour que j’aime cette nouvelle formation. Sur scène, difficile pour moi de décrocher de ces deux musiciens qui – et ça vient peut-être de moi, j’en sais rien – manquent quelque peu de modestie. Si on ajoute ça au fait que ça bavasse pas mal entre les morceaux (et Satan sait que j’aime pas ça), et qu’en plus ces morceaux ne m’accrochent pas, et vous comprendrez que ce dernier concert ne m’a pas franchement plu.

Seul vestige de ce concert sur les internets (à ma connaissance), cette vidéo de qualité :

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