[Chroniques en vrac] The Phantom Carriage – 7-Year Epilogue / Metrö – Coup D’envoi EP / Montagne – Black Waterfall / Blklstrs – Fantastic Man

De la même façon qu’on ne pensait pas voir autant de disques paraître étant donné les circonstances sanitaires actuelles et tout ce que cela implique du côté de « l’industrie musicale », on n’était pas parti — dans le contexte de la rentrée qui a tendance à grignoter sur le temps libre — pour chroniquer des disques. Mais puisqu’une fois de plus on en a quand même trouvé, au nombre de quatre, pour vraiment nous accrocher, on n’a finalement pas eu trop de mal à rapidement coucher quelques lignes afin d’en parler un petit peu et, qui sait, leur donner à notre modeste échelle un peu de visibilité bienvenue en ces temps troublés.

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[Brève] Le label Et Mon Cul C’est Du Tofu? met la clé sous la porte

Ca commence à faire beaucoup. Après Straight & Alert, après Deadlight, le label initialement parisien délocalisé en Bretagne Et Mon Cul C’est Du Tofu? vient d’annoncer la fin de ses activités, précipitée par la lassitude, les déboires de la musique sous format physique et certains comportements ayant cours dans la scène, qu’on devine notamment — vu les prises de position du label — du côté du manque de parité et de visibilité donnée aux femmes (on vous a mis le communiqué intégral de Mon Cul ci-dessous en pas très lisible, mais un simple clic sur l’image vous garantira une lecture optimale). Après plus de dix ans à charbonner sans relâche, c’est donc un des fers de lance du DIY, de la scène politisée, militant pour la musique accessibles à toustes, qui tire sa révérence. Parmi les nombreuses sorties du label, à l’éclectisme marqué, on retiendra pour notre part Les Louise Mitchels (le premier vinyle qu’on a acheté c’est Es Hat Uns Spass Gemacht, y’avait plein de trucs marrants dans la pochette comme des photos de Jean-Marie Le Pen, c’est pas hyper-marrant dit comme ça mais on avait trouvé ça marrant en tombant là-dessus par surprise), Marylin Rambo, Litovsk, ou plus récemment Presque Maudit, dont le dernier album est une énorme dose. Pour tout ça, merci Mon Cul et RIP In Peace.


[Chroniques en vrac] Litige – En Eaux Troubles / Pilori – A Nos Morts / Police Control – s/t EP

Ca fait plus de neuf semaines maintenant que le monde, à l’exception de certains secteurs réellement ou dits essentiels, s’est un peu figé. Pour autant, pas mal de groupes ont eu la bonne idée d’aller s’enfermer en studio quelques mois auparavant et sont aujourd’hui en mesure de nous livrer les fruits de ces sessions. C’est parti pour notre troisième vague des disques du confinement, qui ne concerne, c’est assez rare pour être souligné, que des groupes à chant français.

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[Chroniques en vrac] Fange – Pudeur / Zone Infinie – Dégâts / Brusque – What’s Hidden Devours

On continue notre tour d’horizon des disques du confinement, avec pour cette livraison trois sorties qui ont pour particularité de ne pas être (encore) disponibles en physique. Il faudra donc patienter un peu (très peu même pour le premier) pour les faire tourner sur la platine, mais en attendant, les versions numériques seront suffisantes pour nous faire une idée du potentiel certain de ces trois nouveautés.

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[Chroniques en vrac] Verbal Razors – By Thunder And Lightning / Vaisseau – Horrors Waiting In Line / Sure – 20 Years

On profite du confinement et du temps qu’on ne passe pas à nous arsouiller dans les bars puisqu’on le fait à domicile, pour vous faire part de quelques sorties qui rythment des journées passées à tenter de meubler le temps qui passe entre le mail professionnel de 8h30 et celui de 17h, envoyés pour faire croire qu’on l’a passée à bosser sans relâche devant son PC sur des outils informaweb qui ne fonctionnent pas.

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[Récit de concert] 05/03/2020 : Wizard @ Cluricaume

Censé être le premier concert d’une belle saison mars/avril marquée notamment par les passages d’Alber Jupiter et de Howard, la visite des bordelais risque finalement d’être la dernière effusion sonore du Cluricaume d’ici la rentrée de septembre. On ne vous fait pas un dessin, vous en connaissez la raison. Avec toujours autant de retard, on essaie de ne pas chambouler nos habitudes durant le confinement, voici donc le probable dernier live report de la saison 2019-2020 des cafés-concerts pictaviens.

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[Récit de concert] 29/02/2020 : Stuffed Foxes + Wet DyeDream @ Zinc

Après avoir été contraints par divers conflits d’agenda à rater les dernières orgas du collectif 1000 Manières De Pourrir (qui s’associe désormais avec Deux Pieds Deux Dents), nous étions ravis de pouvoir assister à celle-ci, qui tranchait en plus assez nettement avec l’orientation habituellement très punk/hardcore/emo de ses affiches. Malheureusement, malgré le caractère plus « accessible » de cette programmation, le public ne sera pas spécialement au rendez-vous (une vingtaine de personnes pour chaque set). C’est déjà préjudiciable en temps normal (surtout pour les groupes), ça l’est doublement lorsque 1000 Manières De Pourrir organise, puisque le prix libre demandé ne leur permettra pas, pour cette fois, d’en reverser une partie à l’association Min’De Rien, qui vient en aide aux mineurs isolés sur Poitiers.

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[Récit de concert] 11/01/2020 : Henchman @ Zinc

Pour cette nouvelle année 2020, c’est le délicieux Super Treble qui régalait en premier, et nous conviait au Zinc à venir faire passer, à l’aide d’un peu de hardcore/post-hardcore, les dernière séquelles de Fêtes de fin d’année marquées par les excès de lipides et d’analyses socio-politiques à la rigueur factuelle approximative. Une pilule digestive que beaucoup semblaient réclamer, puisque ça faisait longtemps qu’on avait pas vu la cave voutée aussi remplie — et ce dès la première partie, Tituba, sur laquelle on ne reviendra pas, eu égards aux liens de sang qui nous unissent à ce trio noise-rock, et compliquent la volonté d’objectivité guidant le travail de notre rédaction.

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[Récit de concert] 17/11/2019 : Conan @ Confort Moderne

Un show le dimanche, voilà qui n’est pas banal, qui plus est à Poitiers. C’est pourtant en ce jour du Seigneur que les anglais de Conan étaient conviés à venir mettre à sac le Confort Moderne. Dans le cadre de notre apprentissage perpétuel des us et coutumes de la scène ROCK (rappelons que la veille nous assistions à notre premier VRAI concert de hardcore), nous découvrions à cette occasion le concept de « matinee show » environ cinq minutes avant le début de celui-ci. Le temps d’enfiler notre plus beau chandail à l’effigie de je ne sais quel groupe de darkwave de Champagne-Ardennes et de rallier la SMAC, nous n’aurons guère le loisir d’assister à la première partie. On n’avait dans tous les cas pas réellement saisi la pertinence d’inviter un groupe de garagecore (?) de Limoges, sachant qu’on dispose à Poitiers d’une scène de metal cra-cra tout à fait adaptée à ce genre de soirée, et dont la fanbase conséquente aurait probablement aidé à grossir les rangs d’un public clairsemé.

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[Brève] Le Hellfest dévoile sa programmation pour l’édition 2020

Retour en grâce des années 90, avez-vous dit? Avec l’annonce de sa programmation 2020 tombée ce 26 novembre à l’occasion d’un concert privé de Sepultura (eux-mêmes tête d’affiche de l’Altar pour le samedi), le Hellfest semble largement confirmer la tendance. Il n’y a qu’à jeter un coup d’oeil au trois têtes d’affiche : Deftones, Faith No More et (enfin, après des années de réclamation) System Of A Down. Trois groupes qui restent étroitement liées aux nineties, dans des registres différents, dont la présence marque la réhabilitation de cette décennie. En creusant un peu la prog’ des Mainstages, force est d’ailleurs de remarquer que plus spécifiquement, c’est la remise sur le devant de la scène du neo-metal, entreprise depuis quelques éditions maintenant, que le Hellfest nous propose en invitant Korn, Maximum The Hormone ou Incubus. Abaissant quelque peu la moyenne d’âge des têtes d’affiche habituelles dont on retrouve encore quelques représentants (Judas Priest, Deep Purple), ces groupes viennent aussi diversifier les genres musicaux habituellement proposés sur les grandes scènes (principalement heavy ou rock FM), qui nous attirent un peu plus cette année, avec Infectious Grooves, Franck Carter & The Rattlesnakes, ou encore L7. De quoi combler un peu notre frustration sur la Warzone, où seule la journée hardcore metal du vendredi (avec Higher Power, Jesus Piece, Youth Of Today, Suicidal Tendencies et Body Count), nous tapera dans l’oeil, comparée aux deux autre jours proposant du bon mais déjà-vu (Frustration, Toy Dolls) ou bien des styles nous intéressant moins (notamment beaucoup de metalcore le dimanche). La Valley, récupérant de plus en plus les-groupes-qu’on-pouvait-plus-caser-ailleurs (Point Mort, Lysistrata, Life Of Agony, qu’on aurait davantage vus sur la Warzone, et Perturbator, 3Teeth ou Killing Joke), perd un peu son identité stoner/doom mais propose tout de même les affiches qui nous attirent le plus. Il y a, malgré les absences décevantes de Russian Circles et Torche, pas mal de post-rock/post-metal/prog (Mono, OM, Inter Arma, Baroness, Elder, Pelican, et surtout le retour d’Envy), et quelques pontes du rock cannabinoïde (Electric Wizard, High On Fire, John Garcia, ASG, Greenleaf ou Ecstatic Vision). Là où le Hellfest a semble-t-il raté le coche, c’est en faisant venir Hangman’s Chair et Regarde Les Hommes Tomber le même jour sur deux scènes différentes (Valley et Altar), sans leur faire jouer le set commun présenté lors de la Major Arcana de Fortifem, alors que le Roadburn a déjà fait voler en éclat le caractère « one-shot » de cette collaboration plus que réussie. D’autant que RLHT sera un des seuls groupes avec Alcest et The Great Old Ones à retenir notre attention dans le Temple, pour une édition boudant quelque peu le post-black (ce qui devrait ravir les puristes). Bien qu’elle aussi snobe un genre qui nous sauce beaucoup (le doom-death, avec l’absence de Vastum, Mortiferum ou Gatecreeper), c’est de façon un peu surprenante l’Altar, qu’on fuit habituellement, qui nous proposera des formations auxquelles on prêtera une oreille attentive (notre dose bisanuelle d’Obituary bien sûr, mais aussi Sacred Reich, Meshuggah, Entombed AD, Dying Fetus et Misery Index). 

Voilà pour ce petit tour d’horizon à chaud, on se retrouve lors de l’annonce du running-order pour voir quels choix cornéliens nous aurons à trancher afin de confectionner notre petit programme, mais aussi pour évoquer les groupes qu’on aurait oublié de mentionner ici car on ne les connait pas encore…